Le naira nigérian a affiché une nouvelle hausse, s’établissant à 1 405 N$/$ sur le marché parallèle, tandis que le taux officiel a glissé à 1 322,5 N$/$, réduisant l’écart entre les deux marchés. Cette évolution s’accompagne d’une hausse marquée du volume des transactions interbancaires, signe d’une activité accrue sur le marché des changes.
Appréciation du naira sur le marché parallèle
Hier, le taux du naira sur le marché parallèle a atteint 1 405 N$/$, contre 1 410 N$/$ la veille. Cette progression, bien que modeste, reflète une dynamique de renforcement de la monnaie locale face au dollar américain, dans un contexte où les autorités monétaires cherchent à stabiliser le taux de change.
Évolution du taux officiel et réduction de l’écart
Sur le marché officiel, le Nigerian Foreign Exchange Market (NFEM) a enregistré un taux de 1 322,5 N$/$, en légère baisse par rapport à 1 324,5 N$/$ la veille, soit une appréciation de deux nairas. Le différentiel entre le marché parallèle et le taux officiel s’est ainsi resserré à 82,5 N$ par dollar, contre 85,5 N$ précédemment, indiquant une convergence partielle des deux cours.
Hausse du volume interbancaire
Le même jour, le volume des transactions interbancaires sur le NFEM a bondi de 62,2 % pour atteindre 152,04 millions de nairas, contre 93,7 millions la veille. Cette augmentation témoigne d’une plus grande liquidité et d’un regain d’intérêt des acteurs financiers pour les opérations de change, possiblement stimulé par les récents mouvements de la devise.
Implications pour la politique monétaire nigériane
Ces indicateurs suggèrent que les mesures prises par la Banque centrale du Nigeria (CBN) commencent à porter leurs fruits, en limitant la volatilité du naira et en encourageant les échanges sur le marché officiel. Une réduction de l’écart entre les deux cours pourrait faciliter la planification des entreprises importatrices et réduire les pressions inflationnistes liées aux coûts d’importation.
Perspectives à court terme
Si la tendance à la hausse du naira se confirme, les décideurs pourraient envisager de renforcer les mécanismes de régulation du marché parallèle afin de soutenir la stabilité du taux de change. Toutefois, la persistance de facteurs externes, tels que les fluctuations du prix du pétrole et les flux de capitaux, restera déterminante pour la trajectoire future du naira.