Le naira a connu une séance de cotation contrastée, marquant une appréciation sur le marché parallèle tout en subissant un léger repli sur le marché officiel nigérian. Cette évolution réduit l'écart de change entre les deux segments, bien que le volume des transactions interbancaires ait enregistré une baisse significative.
Convergence des taux de change
Sur le marché parallèle, la monnaie nationale nigériane s'est appréciée, s'échangeant à 1 403 nairas pour un dollar, contre 1 407 nairas la veille. Parallèlement, au sein du Nigerian Foreign Exchange Market (NFEM), la tendance a été inverse : le taux indicatif s'est établi à 1 337 nairas pour un dollar, marquant une dépréciation marginale d'un naira par rapport au cours de jeudi. Cette dynamique a permis de réduire le différentiel entre les deux marchés, qui s'établit désormais à 66 nairas, contre 71 nairas précédemment.
Baisse de la liquidité interbancaire
L'activité sur le marché officiel a été marquée par une contraction notable des échanges. Le volume des transactions interbancaires au sein du NFEM a chuté de 31,8 %, passant de 191,7 millions de dollars jeudi à 130,7 millions de dollars vendredi. Malgré cette baisse de liquidité immédiate, le bilan hebdomadaire montre une résilience relative du naira, qui a progressé de 12,99 nairas sur le marché officiel, bien qu'il ait cédé 3 nairas sur le marché parallèle sur la même période.
Perspectives et risques macroéconomiques
Les analystes de Cowry Asset Management Plc anticipent une tendance globalement positive pour la monnaie nationale à court terme. Cette confiance repose sur l'amélioration de la liquidité en devises étrangères et la poursuite de l'accumulation des réserves de change. Toutefois, les experts soulignent des facteurs de risque persistants qui pourraient peser sur cette trajectoire. La dépendance du Nigeria aux revenus pétroliers rend l'économie vulnérable à la volatilité des cours du brut ainsi qu'aux incertitudes géopolitiques mondiales, deux éléments identifiés comme des menaces potentielles pour la stabilité future du naira.