Le directoire du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a annoncé la tenue d’une convention nationale extraordinaire le 10 octobre 2026 à Yaoundé, destinée à élire un nouveau président après la démission simultanée de Maurice Kamto et du premier vice‑président Mamadou Yacouba Mota.
Départ du président et du vice‑président du MRC
Dans un communiqué diffusé le 8 septembre, le directoire a confirmé la prise d’acte des démissions de Maurice Kamto, qui occupait le poste de président national, et de Mamadou Yacouba Mota, premier vice‑président. Les deux cadres ont été remerciés pour leurs services et les sacrifices consentis au bénéfice du parti. Cette double sortie intervient à un moment critique, le parti se préparant aux échéances électorales municipales et législatives prévues pour 2027.
Organisation de la convention extraordinaire
Conformément aux statuts internes, le MRC a convoqué une convention nationale extraordinaire qui se tiendra le samedi 10 octobre 2026 au siège national du parti à Yaoundé. Le secrétaire général a lancé l’appel à candidatures, qui doivent être déposées au plus tard le 9 octobre à 10 h. Au cours de la réunion, les membres du directoire et les délégués choisiront le successeur de Maurice Kamto et de Mamadou Yacouba Mota, ouvrant ainsi une nouvelle ère de leadership au sein de l’opposition camerounaise.
Enjeux pour le MRC à l’approche des élections de 2027
Le renouvellement de la direction du MRC revêt une importance stratégique, car le parti doit se positionner efficacement pour les scrutins municipaux et législatifs de 2027. Un nouveau président pourra redéfinir la ligne politique, renforcer la cohésion interne et préparer une campagne électorale capable de concurrencer le parti au pouvoir. La capacité du MRC à mobiliser ses bases et à présenter un programme cohérent dépendra en grande partie de la rapidité et de la transparence du processus de sélection.
Contexte juridique et contestations internes
Cette convocation intervient après une période de tensions internes. En 2025, Maurice Kamto avait quitté la tête du MRC pour se présenter aux élections présidentielles sous l’étiquette du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), candidature rejetée par le Conseil constitutionnel. Il était revenu à la présidence du MRC en décembre 2025 lors d’une convention contestée par certains militants. Le ministre de l’Administration territoriale avait alors exprimé son refus de reconnaître la légitimité de cette convention, soulignant les divisions persistantes au sein du parti. Le verdict judiciaire attendu pourrait encore influencer la dynamique interne du MRC et la perception de sa légitimité auprès de l’électorat.