Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a officiellement interpellé les autorités nationales face à la multiplication alarmante des féminicides dans le pays. Le parti politique dénonce une passivité institutionnelle persistante et réclame une réponse judiciaire rigoureuse pour enrayer ce phénomène de violences conjugales mortelles.
Une exigence de fermeté judiciaire
Dans un communiqué publié le 26 août, la formation dirigée par Maurice Kamto pointe du doigt la faiblesse des condamnations actuelles et le silence de certaines autorités locales face aux drames familiaux. Le parti souligne que l'hésitation des institutions à intervenir dans la sphère privée favorise un climat d'impunité. Le MRC appelle désormais à une systématisation des poursuites pénales dès lors que les éléments constitutifs d'un crime sont réunis, afin de briser le cycle de la banalisation des violences faites aux femmes.
Le contexte des drames récents
Cette prise de position politique intervient dans un climat social marqué par plusieurs faits tragiques, dont l'assassinat récent de Beguel Crescence Merline, poignardée à mort dans une chambre d'hôtel à Yaoundé. Le parti mentionne également le cas d'une mère de famille ayant succombé à un empoisonnement imputé à son époux. Ces événements illustrent, selon le MRC, l'urgence d'une intervention étatique qui dépasse le cadre des simples constats pour s'inscrire dans une politique de protection effective des citoyens.
Appel à la vigilance communautaire
Au-delà de l'action de l'État, le MRC exhorte les communautés à une plus grande vigilance pour signaler les situations de danger imminent. Le parti encourage les femmes victimes de violences ou menacées à rechercher activement des mécanismes de protection et à préserver leur autonomie. En réclamant un recensement systématique des victimes et des auteurs présumés, le MRC cherche à transformer la gestion de ces violences en une priorité institutionnelle, soulignant que la sécurité des femmes constitue un enjeu majeur de société qui ne peut plus être ignoré par les pouvoirs publics.