Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) fait face à une nouvelle pression institutionnelle à l'approche des échéances électorales de 2027. Le parti conteste fermement une décision du ministère de l'Administration territoriale qui remet en cause la légitimité de sa direction actuelle.
Un refus de reconnaissance ministérielle
Le cœur du différend réside dans une correspondance du ministre de l'Administration territoriale, datée du 19 août 2026, adressée à un ancien membre du parti, Joseph Thierry Okala Ebode. Par ce courrier, l'autorité ministérielle indique ne pas prendre acte des résolutions de la Convention extraordinaire du MRC, tenue le 21 décembre 2025. Cette convention avait pourtant entériné le retour de Maurice Kamto à la tête de la formation politique. En ignorant ce processus interne, le ministère fragilise la reconnaissance officielle de la direction du parti.
Une manœuvre perçue comme une déstabilisation
Pour le MRC, cette démarche ministérielle s'apparente à une ingérence visant à semer la confusion au sein de ses structures. Le parti souligne que la contestation sur laquelle s'appuie le ministère émane d'un individu déjà exclu de ses rangs. Dans un communiqué officiel, le Secrétariat général adjoint du parti, Roger Justin Noah, dénonce une stratégie orchestrée par le pouvoir en place pour entraver la préparation des prochaines élections municipales et législatives. Le MRC interprète cette action comme le signe d'une crainte du régime face à sa progression électorale sur le terrain.
Mobilisation maintenue malgré les tensions
Face à ce qu'il qualifie de tentative de déstabilisation, le MRC affiche une posture de fermeté. Le parti a appelé l'ensemble de ses structures, tant sur le territoire national qu'au sein de la diaspora, à poursuivre leur mobilisation sans céder aux pressions. Tout en promettant de futurs développements sur le plan juridique ou politique, la direction du MRC insiste sur la nécessité de rester concentrée sur les objectifs électoraux de 2027. Cette situation place le parti dans une position délicate, les observateurs notant que le refus de reconnaissance par le ministère de l'Administration territoriale pourrait compliquer les démarches administratives du parti dans les mois à venir.