Le Mouvement sunnite du Burkina a officiellement inauguré l’université privée An‑Nahdah d’Afrique (UP‑2A) à Ouagadougou le 10 septembre 2026. L’établissement, ouvert à tous les candidats, propose dès la rentrée 2026‑2027 cinq filières dont le droit et le marketing, dans le but de renforcer l’offre d’enseignement supérieur et de former les élites de demain.
Inauguration et cadre institutionnel
La cérémonie d’ouverture, tenue dans le quartier Rayongo (arrondissement N° 11), a réuni les dirigeants du Mouvement sunnite, le représentant de la direction régionale de l’Enseignement supérieur du Kadiogo, ainsi que des responsables de la Fédération des associations islamiques du Burkina. Le ministre de l’Enseignement supérieur a salué le projet comme un apport à la souveraineté intellectuelle du pays, rappelant l’alignement de l’initiative avec la politique nationale portée par le président Ibrahim Traoré.
Investissement et infrastructures modernes
Le coût initial de l’université est estimé à 1,5 milliard de francs CFA, avec des extensions prévues pouvant porter l’investissement total à près de 3 milliards. Le campus comprend deux amphithéâtres équipés, une bibliothèque physique et numérique, une salle informatique, une infirmerie, un accès Internet haut débit, un terrain de sport et une capacité d’accueil de 1 680 étudiants. Ces équipements visent à offrir un environnement propice à la recherche et à l’apprentissage pratique.
Programmes d’études et conditions d’admission
UP‑2A lance cinq filières : droit public, droit privé, logistique internationale, marketing et communication. Les frais de scolarité s’élèvent à 360 000 FCFA par an pour la licence et 630 000 FCFA pour le master, auxquels s’ajoutent des frais administratifs de 65 000 FCFA (licence) et 70 000 FCFA (master). Les candidats doivent être titulaires du baccalauréat ou d’un diplôme équivalent et fournir un dossier complet (relevé de notes, acte de naissance, certificat médical, photo d’identité et attestation d’immersion patriotique).
Enjeux pour le développement du Burkina Faso
Les dirigeants du Mouvement sunnite insistent sur le rôle de l’université comme levier de transformation sociale et économique. Au-delà de la délivrance de diplômes, ils ambitionnent de former des citoyens capables d’entreprendre, d’innover et de contribuer à la souveraineté du pays dans les domaines économique, technologique et culturel. Selon le président du mouvement, l’impact réel de l’UP‑2A se mesurera à travers le nombre d’entreprises créées par ses diplômés et les solutions apportées aux défis nationaux.