Le trafic aérien à l'aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi subit d'importantes perturbations pour le deuxième jour consécutif en raison d'un mouvement de grève du personnel. Cette mobilisation, portée par le syndicat Kenya Aviation Workers’ Union (KAWU), entraîne des retards en cascade et des annulations de vols, affectant des milliers de passagers en transit ou au départ de la capitale kényane.
Revendications syndicales et blocage des négociations
Au cœur du conflit social figure l'incapacité des autorités à finaliser une convention collective de travail. Le KAWU pointe du doigt un manque de coopération flagrant de la part de la Kenya Airports Authority (KAA) ainsi que de la filiale de Kenya Airways, Jambojet. Malgré une rencontre entre les représentants syndicaux et les officiels du gouvernement, aucune issue n'a été trouvée, poussant le secrétaire général du syndicat, Moss Ndiema, à maintenir le mouvement de grève tout en prévoyant la poursuite des discussions.
Conséquences opérationnelles pour les compagnies aériennes
L'impact de ce mouvement dépasse les frontières kényanes, illustré par les difficultés rencontrées par les transporteurs régionaux. RwandAir a notamment dû annuler deux liaisons, invoquant des défis liés au contrôle du trafic aérien à Nairobi. Si la KAA a reconnu des retards dès dimanche sans toutefois en préciser les causes, le silence persistant des autorités de l'aviation civile et des compagnies concernées face aux demandes de commentaires souligne la complexité de la situation actuelle.
L'épreuve des passagers en attente
Pour les voyageurs, la situation se traduit par une incertitude prolongée et des attentes interminables au sein de l'aérogare. Plusieurs passagers ont témoigné de reports successifs de leurs vols, certains se voyant contraints d'attendre plus de 24 heures avant d'obtenir une solution de réacheminement. Cette paralysie logistique pose un défi majeur pour la gestion des flux aériens dans l'un des hubs les plus stratégiques d'Afrique de l'Est, alors que les discussions entre les parties prenantes doivent reprendre pour tenter de débloquer le dialogue social.