Le mouvement Sénégal Bi Nu Bokk interpelle le gouvernement sur les risques de sa politique budgétaire

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 19 lectures
Le mouvement Sénégal Bi Nu Bokk interpelle le gouvernement sur les risques de sa politique budgétaire

Le mouvement Sénégal Bi Nu Bokk exprime de vives inquiétudes face à la trajectoire économique définie par le gouvernement lors de la récente Déclaration de Politique Générale. À travers son Réseau des Cadres, l'organisation dénonce une politique d'austérité qu'elle juge préjudiciable aux populations et réclame une transparence accrue sur la gestion des dossiers stratégiques du pays.

Risques sur l'épargne et le pouvoir d'achat

Le mouvement pointe du doigt trois axes majeurs de la politique gouvernementale. En premier lieu, la restructuration de la dette sous l'égide du FMI est perçue comme une menace directe pour l'épargne nationale, fortement exposée aux titres d'État. Parallèlement, la réduction drastique des subventions énergétiques, qui devraient passer de 3 % à 1 % du PIB, est vivement contestée. Selon le mouvement, cette mesure risque d'entraîner une inflation généralisée sur les produits de première nécessité et l'électricité, sans qu'aucune étude d'impact n'ait été rendue publique pour justifier l'argument d'une aide profitant uniquement aux ménages aisés.

Exigences de transparence sur les ressources gazières

La gouvernance des ressources naturelles est au cœur des critiques, notamment concernant le retrait de Kosmos Energy du projet gazier Yakaar-Teranga. Le mouvement souligne une contradiction manifeste entre les déclarations officielles, affirmant un retrait sans contrepartie, et l'évocation publique d'un montant de 55 millions de dollars, soit environ 30 milliards de FCFA. Cette opacité perçue s'étend aux fonds « Jam » de la Primature ainsi qu'au dossier de l'Agence Sénégalaise d'Électrification Rurale (ASER), pour lesquels une reddition des comptes rigoureuse est exigée.

Vers une reddition des comptes publique

Face à ce qu'il qualifie de stagnation économique, le mouvement rejette l'argument de l'héritage du régime précédent et appelle à une gestion responsable des deniers publics. Le Réseau des Cadres formule cinq exigences précises pour encadrer l'action gouvernementale : la publication d'études d'impact socio-économique, la mise en place d'un tableau de bord public sur les priorités nationales, la déclassification des documents relatifs au dossier Kosmos, un état des lieux chiffré des contrats miniers et pétroliers, ainsi qu'un audit indépendant sur les dossiers ASER et les fonds « Jam ». Ces demandes visent à garantir que la rationalisation budgétaire ne se traduise pas par un démantèlement des filets sociaux ou une dégradation des conditions de vie des citoyens.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.