Le mouvement OK, plateforme de soutien à la candidature présidentielle de Peter Obi et de son colistier Rabiu Kwankwaso, a fermement condamné l'obstruction du convoi de l'ancien gouverneur lors d'un déplacement dans l'État de Benue. Face à ce qu'il qualifie d'agression orchestrée par des individus liés aux autorités locales, le groupe appelle à une intervention immédiate des forces de l'ordre pour préserver l'intégrité du processus démocratique.
Une atteinte aux libertés fondamentales
Le mouvement dénonce une entrave directe au droit constitutionnel de tout candidat à circuler et à mener campagne librement sur l'ensemble du territoire nigérian. Selon John Ughulu, directeur général national du mouvement, l'utilisation de groupes de pression ou de milices pour intimider des opposants politiques constitue une menace grave pour les valeurs démocratiques. Le groupe souligne que la compétition électorale doit reposer sur le débat d'idées et la persuasion, et non sur la violence physique ou l'intimidation.
La retenue comme choix stratégique
Bien que les partisans de Peter Obi aient fait preuve de discipline lors de l'incident, le mouvement OK prévient que cette posture ne doit pas être interprétée comme une faiblesse. La direction du mouvement affirme disposer des structures nécessaires pour assurer la protection de ses membres dans le strict respect de la loi. Toutefois, elle avertit que toute nouvelle tentative de provocation ou d'entrave à ses activités politiques fera l'objet de mesures de réponse appropriées et légales.
Appel à la vigilance internationale
À l'approche des élections générales de 2027, le mouvement OK interpelle la communauté internationale, les missions diplomatiques et les observateurs électoraux. Il exige une enquête impartiale et transparente sur les événements survenus dans l'État de Benue afin que les responsables soient traduits en justice. Cette demande de reddition de comptes vise à prévenir une escalade des tensions politiques et à garantir que le gouvernement fédéral assume sa responsabilité dans la protection de tous les acteurs politiques, indépendamment de leur affiliation.