Le Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty (DMWM) a achevé, le 10 octobre 2026 à Tivaouane, son programme annuel de camps de vacances baptisé « Re-Création ». Cette initiative d'envergure a rassemblé 95 838 participants, incluant des élèves de 670 daaras, autour d'un projet éducatif articulant spiritualité, discipline et responsabilité citoyenne.
Un programme axé sur la conscience collective
L'édition 2026, placée sous l'égide de Serigne Moustapha Sy Al Maktoum et dirigée par Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Capitaine, s'est articulée autour du thème « Dund Rammonte ». Ce concept, inspiré par une réflexion de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum, exhorte les jeunes à intégrer la sincérité et l'engagement personnel dans leurs actes de dévotion. Durant 21 jours, les pensionnaires ont suivi un cursus visant à renforcer leur ancrage moral et leur sens du vivre-ensemble, dépassant le cadre strict de l'apprentissage religieux pour aborder les enjeux de la responsabilité collective.
Des actions concrètes au service des infrastructures publiques
Au-delà de la formation théorique, le mouvement a déployé ses effectifs sur le terrain pour des opérations d'utilité publique. Les participants ont mené des travaux de réhabilitation dans des écoles et des hôpitaux, incluant la réparation de mobilier scolaire et la rénovation d'infrastructures sanitaires. Ces actions de terrain ont également touché le milieu carcéral, avec notamment le don de 16 ventilateurs à la Maison d'arrêt et de correction de Vélingara, ainsi que des opérations de reboisement ayant permis la plantation de 538 arbres à travers le pays.
Une dynamique étendue au-delà des frontières nationales
La portée de cette mobilisation dépasse le territoire sénégalais, s'étendant à la Gambie, à la Mauritanie et à plusieurs pays européens. En plus des travaux de maintenance et d'entretien des espaces publics, le programme a inclus un volet d'assistance sociale. Des denrées alimentaires, des fournitures scolaires, des vêtements et des exemplaires du Coran ont été distribués aux populations et institutions nécessiteuses. Cette structuration, qui mobilise près de 100 000 personnes, illustre la capacité d'organisation des réseaux associatifs spirituels dans la mise en œuvre de projets de développement local et d'éducation civique à grande échelle.