Le mouvement Kiiraay interpelle le Premier ministre sénégalais sur la gestion des fonds du Compte Jamm

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 23 lectures
Le mouvement Kiiraay interpelle le Premier ministre sénégalais sur la gestion des fonds du Compte Jamm

Le mouvement politique Kiiraay – Les Patriotes Républicains a vivement critiqué la gestion financière du gouvernement, ciblant spécifiquement l'utilisation des ressources allouées au « Compte Jamm pour la Paix en Casamance ». Cette sortie intervient dans un contexte de tensions autour de la transparence des fonds spéciaux et des crédits publics au Sénégal.

Contestation sur l'usage des fonds du Compte Jamm

Dans un communiqué diffusé le 25 août, le mouvement Kiiraay pointe du doigt une gestion qu'il juge opaque de la part du Premier ministre Ousmane Sonko. Selon les accusations portées, une somme de 3,7 milliards de FCFA aurait été décaissée entre 2025 et 2026 au titre du Compte Jamm pour la Paix en Casamance sans justification probante. Le mouvement conteste formellement la pertinence des dépenses avancées par le chef du gouvernement, notamment celles liées à l'acquisition de véhicules et aux travaux de rénovation du Building administratif, estimant qu'elles ne correspondent pas à la vocation initiale de ce fonds dédié à la pacification de la région sud du pays.

Critique de la transparence gouvernementale

Cette offensive médiatique de Kiiraay s'inscrit en réaction aux récentes prises de position de PASTEF concernant la proposition de loi sur les crédits spéciaux et les décisions du Conseil constitutionnel. Le mouvement dénonce ce qu'il qualifie de « transparence à géométrie variable » au sein de la coalition au pouvoir. Pour Kiiraay, le discours sur la rigueur budgétaire porté par les autorités actuelles est contredit par l'absence de traçabilité sur ces milliards de FCFA, soulignant une incohérence entre les promesses de rupture et les pratiques observées.

Exigence d'une reddition des comptes universelle

Face à ces zones d'ombre, le mouvement Kiiraay appelle à une reddition des comptes systématique et sans distinction. L'organisation insiste sur le fait que l'obligation de transparence doit s'appliquer à tous les acteurs publics, sans privilèges ni sélectivité. Cette demande de redevabilité, présentée comme une exigence permanente, vise à placer le débat sur la gestion des deniers publics au cœur de l'actualité politique, en exigeant des justifications claires sur chaque ligne budgétaire controversée.

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