Le ministre des Forces armées, Yankoba Diémé, a réuni à Ziguinchor les responsables du mouvement KIIRAAY venus de Casamance, de Gambie, de Guinée-Bissau et de la diaspora. Cette rencontre stratégique vise à transformer l'élan populaire autour du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye en une organisation politique rigoureusement structurée sur le terrain.
Priorité à l'implantation territoriale
Face aux défis de massification, Yankoba Diémé a fixé une feuille de route claire pour KIIRAAY : mobilisation, structuration et implantation locale. Le ministre insiste sur la nécessité de dépasser le stade de l'adhésion spontanée pour bâtir des chaînes de responsabilité solides dans chaque localité. Cette ambition s'inscrit dans un contexte de reconfiguration politique nationale, marqué par la fusion de 437 partis annoncée le 25 juillet dernier, poussant les mouvements de soutien à se professionnaliser pour pérenniser leur influence.
Clarification sur le choix présidentiel
Le ministre a profité de cette tribune pour clore les débats sur son ralliement au président Diomaye Faye, qualifiant ce dernier de « chance pour le Sénégal ». Répondant aux critiques internes en Casamance qui y voyaient une trahison, il a réaffirmé que la désignation du candidat était un choix collectif et réfléchi. Il a rappelé son parcours au sein de PASTEF, soulignant qu'il a toujours privilégié le projet politique commun à sa propre visibilité, tout en maintenant des liens fraternels avec Ousmane Sonko.
Défis de cohésion et gestion des tensions
La transition vers une structure politique formelle n'est pas sans heurts. Si le mouvement enregistre des adhésions massives, comme en témoigne l'Opération Phénix, il fait également face à des tensions internes liées à la désignation des responsables locaux, à l'instar des altercations observées à Mbacké. Pour Yankoba Diémé, l'unité des cadres, ministres et directeurs généraux originaires du Sud est impérative pour garantir la stabilité du gouvernement et la réussite du projet présidentiel. Il exhorte ses troupes à dépasser les querelles de personnes pour se concentrer sur l'intérêt national et l'efficacité de l'action publique.