Le ministre tchadien des Finances, Tahir Hamid Nguilin, impose de nouvelles règles de gestion budgétaire aux conseils provinciaux

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 37 lectures
Le ministre tchadien des Finances, Tahir Hamid Nguilin, impose de nouvelles règles de gestion budgétaire aux conseils provinciaux

Le ministre d’État chargé des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Tahir Hamid Nguilin, a animé une séance de travail stratégique avec les présidents des conseils provinciaux. L’enjeu principal était de renforcer la maîtrise budgétaire des collectivités territoriales afin d’améliorer la qualité des services de base et de soutenir la croissance régionale.

Objectifs de la séance de travail

La réunion visait à clarifier les attentes du gouvernement central en matière de planification, d’exécution et de suivi des dépenses publiques au niveau provincial. Les autorités locales ont été invitées à adopter des procédures plus rigoureuses, à garantir la traçabilité des fonds et à aligner leurs projets sur les priorités nationales de développement. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de réduire les écarts de performance entre les provinces et de prévenir les dérives budgétaires.

Principaux axes de la réforme budgétaire

Les discussions ont mis en avant trois leviers clés : d’abord, l’élaboration de budgets basés sur des données fiables et des prévisions réalistes ; ensuite, le renforcement des mécanismes de contrôle interne, notamment par la mise en place d’audits périodiques et de tableaux de bord de suivi ; enfin, la transparence accrue, avec la publication systématique des rapports d’exécution et l’implication des citoyens dans le contrôle social. Le ministre a rappelé que le respect des normes comptables internationales était indispensable pour accéder à des financements extérieurs.

Implications pour le développement local et les services publics

Une gestion budgétaire plus stricte devrait permettre une affectation plus efficace des ressources aux secteurs prioritaires tels que la santé, l’éducation et les infrastructures routières. En garantissant que les fonds alloués atteignent les projets prévus, les provinces pourront répondre plus rapidement aux besoins des populations, réduire les retards de construction et améliorer la qualité des services offerts. Le gouvernement espère ainsi stimuler la confiance des investisseurs et encourager les partenariats public‑privé au niveau régional.

Défis et prochaines étapes

Malgré l’engagement affiché, plusieurs obstacles subsistent : la capacité technique limitée de certains conseils provinciaux, la nécessité de former le personnel aux nouveaux outils de suivi et la résistance éventuelle à la mise en œuvre de contrôles plus stricts. Le ministre a annoncé la création d’un groupe d’appui technique chargé d’accompagner les provinces pendant une période de transition de douze mois, avec des formations ciblées et un accompagnement sur le terrain. Le succès de cette initiative dépendra de la coopération entre le centre et les collectivités, ainsi que de la volonté politique de maintenir la pression sur les indicateurs de performance budgétaire.

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