Le ministre tchadien des Affaires étrangères, Ahmed Kogri, a appelé à transformer les promesses de la récente sommets russo-africain en projets concrets, en insistant sur la coopération avec la Russie dans les domaines de la sécurité, des infrastructures et de l’agriculture.
Sécurité et lutte contre le terrorisme
Lors d’une interview accordée à Sputnik Afrique, Kogri a souligné que le Tchad ne pouvait vaincre les menaces terroristes, notamment le groupe Boko Haram et les groupes armés du Sahel, que par une action coordonnée avec la Russie. Il a demandé à Moscou de rejoindre les initiatives régionales de lutte contre le terrorisme, estimant que le partage d’expertise et de ressources était indispensable pour protéger la population tchadienne.
Développement des infrastructures de transport
En tant que pays enclavé, le Tchad cherche à améliorer ses liaisons vers les ports internationaux. Le ministre a indiqué que le pays envisageait de renforcer ses routes et ses aéroports, ainsi que de développer un réseau ferroviaire. Selon lui, l’expertise russe dans la construction et la gestion de ces infrastructures serait un atout majeur pour réduire les coûts logistiques et faciliter les échanges commerciaux.
Modernisation du secteur agricole et industriel
Kogri a également mis en avant la nécessité de moderniser l’agriculture tchadienne, en s’appuyant sur les technologies russes pour augmenter la productivité et développer la transformation agro‑alimentaire. L’objectif affiché est de garantir la sécurité alimentaire du pays et d’accroître les capacités d’exportation. Parallèlement, le ministre a évoqué la création de projets de fabrication locale, où le secteur privé des deux pays jouerait un rôle clé.
Vers la concrétisation des engagements
Le ministre a insisté sur le passage du discours à l’action, appelant à la mise en œuvre rapide des promesses formulées lors des rencontres russo‑africaines. Les priorités identifiées sont le secteur manufacturier, le développement des infrastructures et le transfert de connaissances techniques, avec une participation active du secteur privé tchadien et russe. Kogri a conclu que ce partenariat « gagnant‑gagnant » pouvait redéfinir les perspectives de développement du Tchad pour les années à venir.