Le ministre tchadien de l’Aménagement du territoire, Mahamat Assileck Halata, a achevé ce 2 septembre à Ati sa tournée nationale, marquant la dernière étape d’une mission de terrain visant à évaluer les besoins en urbanisme et en habitat dans les provinces. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une stratégie de décentralisation des politiques publiques, alors que les défis liés à l’aménagement des villes et à l’accès au logement persistent dans plusieurs régions du pays.
Une tournée de cinq villes pour cerner les priorités locales
Mahamat Assileck Halata a sillonné cinq villes du Tchad – Mongo, Amtiman, Abéché, Biltine et Ati – pour recueillir les doléances des populations et des autorités locales. À Ati, chef-lieu de la province du Batha, le ministre a été accueilli par les responsables administratifs et les représentants des communautés, dans un contexte où les infrastructures urbaines et les politiques d’habitat restent souvent perçues comme déséquilibrées entre le centre et les périphéries.
Un diagnostic pour des solutions adaptées aux réalités régionales
Les discussions lors de cette étape finale ont porté sur les spécificités du Batha, une région marquée par des enjeux de mobilité, d’accès aux services publics et de pression démographique. Les échanges avec les acteurs locaux pourraient déboucher sur des mesures ciblées, notamment en matière de rénovation des quartiers informels ou de construction de logements sociaux. Une telle approche reflète une volonté de rompre avec les approches centralisées, souvent critiquées pour leur manque de réactivité face aux besoins territoriaux.
Quelles suites pour les engagements pris ?
Si la tournée a permis de dresser un état des lieux, les prochaines étapes restent floues. Les observateurs soulignent que la mise en œuvre des décisions annoncées dépendra largement des moyens alloués et de la coordination entre les différents niveaux de l’administration. Une question centrale émerge : ces annonces se traduiront-elles par des actes concrets, ou resteront-elles lettre morte, comme cela a parfois été le cas par le passé ? Le ministre a évoqué la nécessité de « concrétiser les promesses », mais sans calendrier précis ni mécanismes de suivi publics à ce stade.