Le ministre sud-africain chargé des femmes, de la jeunesse et des personnes handicapées, Sindisiwe Chikunga, a officiellement lancé le Mois de sensibilisation aux droits des personnes handicapées à Tshwane. L’événement, qui comprend une marche symbolique, vise à mettre en lumière les obstacles qui limitent la pleine participation de ces citoyens dans la vie sociale, économique, politique et culturelle.
Lancement officiel et marche de sensibilisation
Le coup d’envoi du mois de sensibilisation a eu lieu à Tshwane, la capitale administrative du pays, avec la présence du ministre Chikunga. Le programme prévoit une marche d’envergure qui partira de Church Square à Pretoria pour rejoindre les Union Buildings, siège du gouvernement. Cette trajectoire symbolise le passage du secteur public vers les espaces de décision, rappelant la nécessité d’intégrer les personnes handicapées dans les processus décisionnels nationaux.
Objectifs du Mois de sensibilisation aux droits des personnes handicapées
Le dispositif s’articule autour de la promotion et de la mise en évidence des barrières qui entravent la participation pleine et égale des personnes handicapées. Les organisateurs soulignent que ces obstacles sont à la fois matériels (accessibilité des infrastructures) et sociétaux (stéréotypes, manque d’information). En concentrant l’attention pendant tout le mois, le gouvernement espère encourager des réformes législatives et des mesures concrètes pour garantir l’égalité d’accès aux services publics, à l’emploi et à la culture.
Appel à une inclusion renforcée des femmes handicapées
Dans son discours d’ouverture, Sindisiwe Chikunga a insisté sur le fait que les femmes en situation de handicap subissent une double discrimination. « Les femmes handicapées sont affectées davantage que les femmes non handicapées », a-t-elle déclaré, rappelant les quatre mesures annoncées par le Président, qui doivent également s’appliquer aux femmes qui ne peuvent pas parler, voir ou se défendre elles‑mêmes. Elle a souligné que la protection juridique doit couvrir les victimes de violences, y compris les agressions sexuelles, et que les politiques publiques doivent être conçues pour répondre aux besoins spécifiques de ces femmes.
Ce lancement s’inscrit dans un contexte plus large où l’Afrique du Sud cherche à renforcer ses engagements internationaux en matière de droits humains, notamment la Convention relative aux droits des personnes handicapées. Le mois de sensibilisation offre ainsi une plateforme pour évaluer les progrès réalisés, identifier les lacunes persistantes et mobiliser les parties prenantes – autorités locales, organisations de la société civile et secteur privé – autour d’une vision commune d’inclusion.