Le ministre nigérian des Travaux publics, David Umahi, a présenté ses excuses aux populations des États d'Edo et du Delta pour l'état de délabrement avancé de la route Benin-Sapele. Cette intervention fait suite à une inspection sur le terrain où le ministre a dénoncé l'incompétence technique des concessionnaires en charge du projet.
Sanctions contre les pratiques illégales
Lors de sa visite, le ministre a formellement ordonné l'arrestation des entrepreneurs et concessionnaires surpris en train de retirer de l'asphalte sur les axes fédéraux sans autorisation préalable. David Umahi a qualifié ces agissements de « destruction d'infrastructure publique ». Il a instruit les contrôleurs du ministère de faire appliquer cette directive avec fermeté, soulignant que le gouvernement ne tolérera plus que des entreprises agissent au mépris des règles élémentaires de préservation du réseau routier national.
Une remise en cause des concessionnaires
Le ministre a vivement critiqué le concessionnaire en charge de la route Benin-Agbor, remettant en question sa réputation et sa capacité technique à mener à bien des travaux d'une telle envergure. Selon lui, le gouvernement fédéral a l'obligation de s'assurer de la compétence des prestataires avant toute attribution de marché. Face aux critiques, le PDG de l'entreprise concessionnaire, Samuel Daramola, a justifié la lenteur du chantier par les fortes précipitations, affirmant que des travaux palliatifs avaient été entrepris pour maintenir la circulation malgré les nombreux nids-de-poule.
Priorité à l'intérêt public
Le gouvernement fédéral, sous l'impulsion du président Bola Tinubu, a annoncé son intention de prioriser la réhabilitation immédiate de cet axe stratégique pour soulager les usagers. Bien que les contrats de concession soient régis par des cadres juridiques stricts, le ministre a rappelé que l'État peut invoquer l'intérêt public supérieur pour protéger les citoyens et les infrastructures critiques. Le gouverneur de l'État d'Edo, Monday Okpebholo, a pour sa part appelé les populations locales au calme, rappelant que la position géographique stratégique de l'État fait de la stabilité de ses infrastructures un enjeu de sécurité nationale pour l'ensemble du pays.