Le ministre ghanéen du Gouvernement local, du Chef et des Affaires religieuses, Mahama Ayariga, a rassuré les commerçants du marché Aboabo à Tamale que le projet de réaménagement ne conduira à aucune éviction. Cette promesse, formulée lors d’une visite officielle le 12 octobre, vise à apaiser les craintes alimentées par des rumeurs de déplacement.
Visite officielle et engagement du ministre
Accompagné du vice‑ministre des Routes et Autoroutes, Alhassan Suhuyini, Mahama Ayariga a parcouru les allées du marché Aboabo le lundi 12 octobre. Au cours de cette tournée, il a dialogué directement avec les commerçants, recueillant leurs inquiétudes quant à la possible évacuation du site pour permettre les travaux. Le ministre a clairement indiqué que « nous ne sommes pas là pour licencier qui que ce soit », soulignant que l’objectif était de développer les installations déjà gérées par les commerçants afin d’accueillir davantage d’acteurs économiques.
Objectifs du projet de réaménagement
Le gouvernement local prévoit d’améliorer l’infrastructure existante du marché, d’augmenter sa capacité d’accueil et de créer de nouveaux espaces de vente. Selon Ayariga, la finalisation des structures déjà en place est cruciale pour éviter le gaspillage des ressources investies. Le plan s’inscrit également dans le cadre d’une promesse faite par le président John Dramani Mahama pendant la campagne électorale, visant à moderniser les marchés traditionnels du pays afin de soutenir le commerce informel, pilier de l’économie ghanéenne.
Réactions des commerçants et perspectives
Les commerçants, qui avaient été agités par des rumeurs d’évacuation, ont accueilli l’assurance du ministre comme un signal de stabilité. La crainte d’une perte de revenus ou d’un déplacement forcé était un facteur de tension social dans la ville de Tamale, où le marché Aboabo représente un point névralgique pour l’approvisionnement alimentaire et les petites entreprises. Si le projet se concrétise sans expulsions, il pourrait renforcer la résilience économique locale, offrir de meilleures conditions de travail et attirer de nouveaux investisseurs. Toutefois, la mise en œuvre dépendra du suivi des engagements annoncés et de la capacité du gouvernement à concilier modernisation et préservation des intérêts des commerçants déjà installés.