Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a récemment déclaré que l'armée israélienne se tenait prête à reprendre une offensive de grande ampleur à Gaza. Cette position, exprimée dans un contexte électoral, souligne la volonté du gouvernement de finaliser le démantèlement du Hamas tout en évoquant un projet de transfert des populations civiles palestiniennes.
La reprise des opérations militaires en question
Alors que le niveau de violence a diminué grâce à un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, le ministre de la Défense a affirmé que la reprise des hostilités n'était qu'une question de temps. Selon les autorités israéliennes, l'objectif demeure l'élimination totale du Hamas. Malgré les engagements pris lors du cessez-le-feu, qui prévoyaient le désarmement du mouvement et le retour des otages, le Premier ministre Benjamin Netanyahu maintient qu'aucun retrait des troupes israéliennes ne sera envisagé tant que le désarmement effectif du groupe armé ne sera pas vérifié.
Le projet de transfert des populations civiles
Au cœur des déclarations d'Israel Katz figure un plan visant à organiser le départ des deux millions de Palestiniens résidant dans la bande de Gaza. Le ministre a précisé que les forces israéliennes sont prêtes à faciliter ce transfert par voie terrestre et maritime. Si le ministre qualifie ce projet de « volontaire », cette perspective suscite des tensions diplomatiques majeures. L'ambassadeur des États-Unis, Mike Huckabee, a formellement démenti l'existence de tout plan visant à déplacer les populations contre leur gré, marquant une divergence notable avec les intentions affichées par le ministère israélien.
Un bilan humain et humanitaire critique
Depuis le début du conflit déclenché par les attaques du 7 octobre 2023, la situation humanitaire à Gaza est devenue alarmante. Selon les chiffres du ministère de la Santé local, relayés par les Nations unies, plus de 73 700 personnes ont péri dans les opérations militaires israéliennes. Parallèlement, près de 70 % de la population gazaouie a déjà été déplacée, laissant le territoire dans un état de destruction avancée. Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, les frappes sporadiques ont continué de causer des pertes humaines, avec 1 375 décès supplémentaires recensés, illustrant la fragilité persistante de la situation sécuritaire sur le terrain.