Le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, conteste fermement les critiques de l'opposition concernant la gestion financière du rapatriement de ressortissants ghanéens depuis l'Afrique du Sud. Il dénonce une manœuvre politique visant à entacher sa réputation et celle de son ministère, tout en réaffirmant la transparence des opérations menées.
Un différend sur la transparence budgétaire
Au cœur de la controverse figure le coût total de l'opération d'évacuation, chiffré par le ministère à 49 721 786 GHC. L'opposition parlementaire, par la voix de Samuel Abu Jinapor, membre du Comité des Affaires étrangères, a réclamé un audit approfondi, pointant du doigt des anomalies perçues dans les dépenses. Le ministre Ablakwa a vivement réagi à ces allégations, affirmant qu'aucune somme n'a été détournée et que l'insinuation d'un manque à gagner de 16,4 millions de GHC est infondée et préjudiciable à l'intégrité de son administration.
Le bilan logistique de l'opération
Cette mission de rapatriement a été déclenchée en réponse à une vague de violences xénophobes visant des ressortissants étrangers en Afrique du Sud. Entre le 27 mai et le 4 septembre 2026, le gouvernement ghanéen a organisé le retour sécurisé de 1 964 citoyens. Le ministre insiste sur le fait que ces fonds ont été exclusivement alloués à la logistique nécessaire pour assurer le retour des populations vulnérables dans un contexte de crise sécuritaire régionale.
La réponse documentaire du ministère
Pour contrer les accusations de manque de diligence, le ministère a transmis, le 18 septembre, un rapport détaillé de plus de 200 pages aux représentants de l'opposition. Ce document, fourni dans le cadre d'une demande d'accès à l'information, contient des données précises, incluant les coordonnées et les signatures des personnes évacuées. Pour le ministre, cette documentation exhaustive constitue la preuve de la rigueur administrative appliquée, rendant, selon lui, les critiques actuelles de l'opposition injustifiées et purement opportunistes sur le plan politique.