Face aux accusations de l'opposition parlementaire, le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a formellement réfuté toute irrégularité dans la gestion des fonds alloués au rapatriement des citoyens ghanéens d'Afrique du Sud. Le gouvernement maintient que l'intégralité des dépenses, s'élevant à près de 50 millions de cedis, a été justifiée dans le cadre d'une opération d'urgence menée entre mai et septembre 2026.
Contestation sur la gestion des 49,7 millions de cedis
Le cœur du différend porte sur une enveloppe globale de 49 721 786 cedis, mobilisée pour rapatrier 1 964 ressortissants ghanéens fuyant des violences xénophobes en Afrique du Sud. Le groupe parlementaire minoritaire conteste la transparence de cette opération, pointant du doigt un écart inexpliqué de 16,4 millions de cedis. Ces élus réclament désormais un audit indépendant pour faire la lumière sur des anomalies présumées concernant les indemnités de transport, les subventions de réintégration et les registres de vols.
La défense du ministère face aux soupçons
Intervenant publiquement le 17 octobre 2026, le ministre Ablakwa a rejeté en bloc les allégations de perte financière pour l'État. Il a affirmé avec fermeté qu'aucun cedi, ni aucune pesewa, n'avait été détourné de son usage initial. Pour appuyer cette position, le ministère souligne avoir déjà transmis, dès le 18 septembre, un rapport détaillé de plus de 200 pages aux autorités parlementaires compétentes, incluant les pièces justificatives, les coordonnées et les signatures des personnes évacuées.
Un enjeu de redevabilité publique
Cette controverse met en exergue les tensions autour de la gestion des fonds publics lors de crises humanitaires internationales. Si le ministère assure avoir répondu aux exigences de transparence via le droit d'accès à l'information, l'insistance de l'opposition pour un audit externe témoigne d'une volonté de contrôle accru sur les dépenses ministérielles. La suite de ce dossier dépendra de la capacité des instances de contrôle parlementaire à valider ou non la documentation fournie par les services du ministère des Affaires étrangères.