Le ministre ghanéen de l’Éducation, Haruna Iddrisu, a dénoncé le déséquilibre budgétaire qui favorise le secondaire au détriment du primaire, appelant à un recentrage des ressources vers l’apprentissage des bases. Selon lui, un investissement solide dans la littératie et le calcul dès le plus jeune âge est essentiel pour améliorer les performances scolaires à long terme.
Un déséquilibre budgétaire entre le secondaire et le primaire
Lors d’une interview accordée à JoyNews, le ministre a rappelé que les administrations précédentes avaient alloué une part disproportionnée du budget à l’enseignement secondaire. Cette orientation, qualifiée de « dommage majeur », aurait limité les possibilités d’améliorer la qualité de l’enseignement de base, où se construisent les compétences fondamentales.
L’apprentissage des bases comme levier de réussite
Iddrisu a souligné que les systèmes éducatifs performants dans le monde concentrent leurs efforts sur les compétences de base – lecture, écriture et calcul – dès les premières années. Il a expliqué que maîtriser la littératie en primaire augmente fortement les chances de succès des élèves dans les cycles ultérieurs, réduisant ainsi le décrochage et les inégalités de résultats.
Coûts du programme d’alimentation scolaire et du Free SHS
Le ministre a indiqué que le gouvernement dépense environ 3,4 milliards de cedis ghanéens pour le programme d’alimentation scolaire, une composante du dispositif Free Senior High School (Free SHS). Bien que ce programme ait élargi l’accès au secondaire sans frais, il représente une charge financière importante qui, selon Iddrisu, doit être équilibrée avec les besoins du primaire.
Le rôle du GETFund et des partenaires étatiques
Haruna Iddrisu a reconnu les contributions de l’ancienne administration du président John Mahama, du ministère des Finances et du Ghana Education Trust Fund (GETFund) dans la mobilisation de ressources pour le secteur. Il a affirmé que le GETFund est désormais en mesure de mobiliser des fonds suffisants, à condition de réorienter les priorités budgétaires vers l’enseignement de base, afin d’assurer une progression cohérente de l’apprentissage à chaque niveau.