Le ministre ghanéen de la Santé a interpellé les pays africains sur la nécessité de privilégier la production et la consommation de médicaments fabriqués sur le continent. Selon le texte source, cette prise de position intervient dans un contexte marqué par des crises sanitaires mondiales ayant révélé la vulnérabilité de l’Afrique face à sa dépendance aux approvisionnements extérieurs en médicaments et équipements médicaux essentiels.
L’incapacité du continent à s’appuyer pleinement sur ses propres capacités de production pharmaceutique lors d’urgences sanitaires a été qualifiée d’alarmante par le ministre. Il a souligné l’urgence d’une action collective des États membres pour renforcer l’autonomie sanitaire de l’Afrique, notamment en développant une industrie pharmaceutique locale robuste.
Lors du sommet extraordinaire de l’Union africaine sur la santé, tenu à Accra, il a rappelé que les leçons tirées des récentes crises sanitaires doivent servir à éviter que l’Afrique ne se retrouve à nouveau en position de dépendance lors de prochaines urgences. « Notre continent continue de consommer des médicaments, vaccins et technologies de santé produits ailleurs », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de bâtir une souveraineté sanitaire africaine.
Le ministre a appelé à un engagement accru des gouvernements africains en faveur de la production locale de médicaments. Selon lui, cette démarche permettrait de renforcer la sécurité sanitaire du continent et de réduire sa vulnérabilité face aux perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales. Il a également mis en avant les bénéfices économiques et sociaux d’un tel investissement, notamment en matière de création d’emplois et de résilience des systèmes de santé.
Le sommet, qui rassemble des chefs d’État et des ministres de la Santé, vise à faire avancer la couverture sanitaire universelle et à définir des stratégies pour éradiquer le sida et la tuberculose d’ici 2030. Parmi les participants figurent des responsables de la Commission de l’Union africaine ainsi que le président de la Tanzanie, qui anime un événement parallèle axé sur la survie des mères, des nouveau-nés et des enfants. L’objectif principal de cette rencontre est d’adopter une feuille de route continentale chiffrée pour améliorer les résultats sanitaires et renforcer les systèmes de santé en Afrique.