À l'approche des élections générales de 2027, le ministre nigérian de l'Aviation et du Développement aérospatial, Festus Keyamo, a utilisé la plateforme X pour répondre de façon sarcastique au nouveau slogan « rig and die » lancé par l'opposition. Il a invité les opposants à justifier leurs accusations de fraude électorale en indiquant le nombre de personnes qu'ils auraient tuées pendant le scrutin.
Un slogan qui alimente les tensions pré‑électorales
Dans les semaines qui précèdent le scrutin prévu en 2027, plusieurs formations politiques d’opposition ont popularisé l’expression « rig and die », traduisible par « truquer et mourir ». Cette formule, perçue comme une dénonciation de manipulations supposées, circule largement sur les réseaux sociaux et alimente le climat de défiance envers les institutions électorales.
La riposte de Festus Keyamo sur X
Le jeudi précédant la diffusion du slogan, le ministre Keyamo a publié un message sur X, le réseau social anciennement connu sous le nom de Twitter. Il a déclaré que le slogan devait être « adopté » parce qu’il rendrait difficile pour les opposants de cacher leurs défaites derrière des accusations de fraude. En filigrane, il a proposé une formule provocatrice : demander aux opposants combien de personnes ils auraient « tuées » le jour du vote, insinuant que le nombre de victimes serait proportionnel à l’ampleur de la prétendue tricherie. Cette prise de parole, clairement sarcastique, visait à retourner la critique sur les allégations d’irrégularités.
Enjeux pour le débat public et la légitimité du scrutin
Le discours de Keyamo s’inscrit dans une dynamique de posturing politique où chaque camp cherche à influencer l’opinion avant le vote. En transformant la dénonciation de la fraude en une question de responsabilité morale – voire criminelle – le ministre soulève indirectement la question de la transparence du processus électoral. Si les accusations d’« électeurs tués » restent non fondées, elles risquent d’alimenter la polarisation et de détourner l’attention des véritables enjeux, tels que la crédibilité du cadre juridique et la confiance des électeurs. Les observateurs et les organisations de la société civile surveilleront de près la façon dont ces échanges verbaux se traduiront en actions concrètes, notamment en matière de surveillance du vote et de recours judiciaires.