Le ministre du Développement industriel, des Zones économiques spéciales et de la Promotion du secteur privé, Michel Djombo, a profité de la Journée mondiale de la normalisation le 14 octobre pour exhorter les administrations à intégrer davantage les normes dans leurs politiques, les entreprises à voir la qualité comme un investissement et les consommateurs à choisir des produits conformes.
Intégrer les normes dans les stratégies publiques
Selon Djombo, les normes techniques constituent un levier essentiel pour améliorer l’efficacité des services publics et soutenir la compétitivité des industries locales. Il invite les ministères et les collectivités à les inscrire dans les plans d’action, afin de garantir la cohérence entre les exigences réglementaires et les objectifs de développement économique. Cette démarche vise à réduire les coûts liés aux non‑conformités et à faciliter l’accès des produits congolais aux marchés régionaux et internationaux.
Qualité comme facteur d’investissement pour les entreprises
Le ministre souligne que la conformité aux normes ne doit pas être perçue comme une contrainte, mais comme une opportunité d’accroître la valeur ajoutée. En adoptant des référentiels reconnus, les entreprises peuvent améliorer leurs processus de production, diminuer les rejets et renforcer la confiance des partenaires commerciaux. Djombo rappelle que plusieurs pays africains ont déjà constaté une hausse de leurs exportations après avoir mis en place des systèmes de certification rigoureux.
Rôle des consommateurs dans la chaîne de valeur
Pour que la dynamique de normalisation fonctionne, les consommateurs doivent être sensibilisés aux bénéfices des produits certifiés. Djombo encourage les organisations de la société civile à mener des campagnes d’information, afin que les achats soient guidés par la conformité et la sécurité. Une demande accrue de produits normés inciterait les fabricants à investir davantage dans la qualité, créant ainsi un cercle vertueux pour l’économie nationale.
Enjeux et perspectives pour le Congo
Cette prise de parole s’inscrit dans un contexte où le Congo cherche à diversifier son tissu industriel et à attirer des investissements étrangers. En alignant les politiques publiques sur les standards internationaux, le pays pourrait améliorer son classement dans les indices de facilité de faire des affaires. Le ministre a annoncé que le ministère préparera un cadre de suivi des normes, incluant des incitations fiscales pour les entreprises certifiées et des sanctions pour les produits non conformes.