Le gouvernement ghanéen impose un calendrier serré pour la rénovation de la route Kaneshie-First Light, un axe stratégique menacé par des inondations chroniques. Le ministre des Travaux publics, Ahmed Ibrahim, exige une réduction du délai de construction initialement prévu à un an, malgré les risques de saturation du trafic et les perturbations pour les usagers.
Un projet urgent pour lutter contre les inondations récurrentes
Le tronçon Kaneshie–Pamprom à First Light, long de 1,5 km, doit subir des travaux majeurs de drainage et d’ingénierie pour résoudre les problèmes d’inondations persistantes. Ces travaux nécessitent le retrait complet de la surface asphaltée, révélant des infrastructures souterraines défaillantes. Bien que la route semble en bon état en surface, les autorités insistent sur l’ampleur des travaux nécessaires en profondeur, notamment pour moderniser les systèmes de drainage.
Des perturbations inévitables, mais encadrées
La fermeture progressive de l’axe, prévue en phases, s’accompagnera de campagnes de sensibilisation pour guider les automobilistes vers des itinéraires alternatifs. Le ministre a souligné l’importance d’une évaluation préalable de la capacité des routes de contournement à absorber le trafic quotidien, estimé à plusieurs milliers de véhicules. Une simulation de la fermeture sera réalisée pour mesurer son impact sur la fluidité du trafic avant le début des travaux.
Un délai réduit à six ou neuf mois, sous conditions strictes
Alors que la durée initiale des travaux était fixée à un an, le gouvernement explore la possibilité de la ramener entre six et neuf mois. Cette accélération dépendra de plusieurs facteurs : la présentation d’un plan de travail détaillé par l’entrepreneur, l’identification des ressources supplémentaires nécessaires, et l’approbation des ministres clés (Routes, Finances et Sécurité nationale). Le ministre a prévenu que le projet ne débutera que s’il est convaincu que les usagers ne subiront pas de désagréments excessifs.
Une coordination renforcée pour éviter les retards
Le ministre a appelé l’entrepreneur à démontrer sa préparation et à collaborer étroitement avec les autorités pour garantir le respect du calendrier. Il a également insisté sur la nécessité d’une communication transparente avec les parties prenantes, afin d’anticiper tout obstacle logistique ou sécuritaire. L’objectif est clair : achever les travaux sans compromettre la mobilité des Ghanéens, tout en résolvant durablement les problèmes d’inondations dans cette zone critique.