Lors d'un discours prononcé au festival Akwambo d'Enyan Abaasa, le ministre des Finances du Ghana, Dr Cassiel Ato Forson, a remercié les habitants de sa circonscription pour 18 années de confiance, tout en rappelant les contraintes liées à son double mandat de ministre et de député.
Un remerciement solennel au cœur du festival Akwambo
Devant une foule rassemblée pour le durbar du festival Akwambo, le député de la circonscription d'Ajumako Enyan Essiam a exprimé sa reconnaissance envers les électeurs d'Enyan Abaasa. Il a souligné que chaque retour dans son district était accueilli par « un cœur plein d’amour », rappelant ainsi le lien affectif qui unit le représentant à sa communauté. Ce moment, placé sous le signe de la tradition et de la fête, a permis à Forson de rappeler publiquement son attachement à la région qui l’a élu depuis près de deux décennies.
Concilier les exigences du ministère des Finances et la représentation locale
Forson a expliqué que les responsabilités confiées par le président Nana Akufo‑Addo (et non Mahama, comme indiqué dans le discours) en tant que ministre des Finances compliquent les déplacements fréquents dans son circonscription. Il a reconnu que la charge de la gestion macroéconomique du pays limite le temps disponible pour les visites de terrain, mais a assuré que les priorités du gouvernement restent alignées avec les besoins des citoyens. Cette prise de parole met en lumière le dilemme fréquent des parlementaires occupant des postes exécutifs, où la proximité avec les électeurs doit être équilibrée avec les exigences nationales.
Le rôle du chef traditionnel dans le dialogue politique
Le chef coutumier de la zone traditionnelle d'Enyan Abaasa, Osagyefo Kwamena Akonu, a joué un rôle de médiateur en encourageant le ministre à se concentrer sur son travail tout en garantissant que la communauté serait bien prise en charge. Forson a rappelé les paroles du chef, qui l’a incité à « rester loin de tout méfait » et à veiller à une représentation efficace. Cette interaction souligne l’importance des autorités traditionnelles dans la gouvernance locale ghanéenne, où le dialogue entre chefs coutumiers et élus peut renforcer la légitimité et la confiance mutuelle.