Le ministre nigérian de l'Éducation, Tunji Alausa, a publiquement réitéré la validité du cursus universitaire du président Bola Tinubu à la Chicago State University. Cette prise de position intervient alors que les qualifications académiques du chef de l'État font l'objet d'un examen renouvelé dans le cadre du cycle électoral en cours.
Une défense basée sur des témoignages personnels
Lors d'une intervention télévisée, Tunji Alausa a affirmé que le président Bola Tinubu avait obtenu un diplôme avec mention « first-class » en comptabilité au sein de l'institution américaine. Le ministre, qui a résidé à Chicago pendant près de trois décennies, a appuyé ses déclarations en assurant avoir rencontré personnellement plusieurs anciens camarades de promotion du président. Il a balayé les doutes persistants sur le parcours académique de ce dernier, qualifiant le président de « génie » et rejetant les interrogations sur ses capacités intellectuelles.
La persistance du débat sur les diplômes présidentiels
La question des titres universitaires de Bola Tinubu n'est pas nouvelle. Elle avait déjà été au cœur de vives controverses lors des recours juridiques contestant les résultats de l'élection présidentielle de 2023. Le sujet a regagné en intensité en août 2026, à la suite de la publication par la Commission électorale nationale indépendante (INEC) des dossiers de candidature pour le scrutin général de 2027, remettant ainsi les credentials du président sous le feu des projecteurs médiatiques et politiques.
Bilan économique et priorités gouvernementales
Au-delà de la controverse académique, le ministre de l'Éducation a profité de cet échange pour dresser un bilan positif de l'action gouvernementale. Selon Tunji Alausa, le président a réussi à redresser une économie nigériane qu'il jugeait moribonde il y a trois ans. Face aux critiques soulevées par l'interviewer concernant les indicateurs sociaux, notamment le taux de pauvreté et le nombre d'enfants non scolarisés, le ministre a insisté sur la nécessité de maintenir le débat sur les réalisations économiques qu'il attribue à la gestion actuelle du pays.