Le ministre de l'Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l'Élevage, Cheikhou Oumar Ba, a entamé une série de visites de terrain à Saint-Louis pour auditer le fonctionnement des services techniques de son département. Cette démarche vise à identifier les leviers d'amélioration de la production agricole et à préparer une tournée de concertation dans la vallée du Fleuve Sénégal.
Priorités opérationnelles à la SAED
Lors de son passage à la Société d'aménagement et d'exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal (SAED), le ministre a tenu des échanges techniques avec le directeur général Alassane Bâ. Les discussions ont mis en lumière des enjeux cruciaux pour la filière rizicole, notamment les mécanismes de commercialisation du riz blanc et du paddy. La question de la maintenance des infrastructures hydro-agricoles et le renforcement de la mécanisation ont également été au cœur des préoccupations, le ministre soulignant la nécessité de s'appuyer sur l'expertise de la société pour lever les freins structurels du secteur.
Évaluation des capacités de recherche et d'encadrement
Le déplacement a également permis au ministre de s'enquérir des conditions de travail au sein de l'Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) et de la Direction régionale du développement rural (DRDR). En se rendant directement auprès des agents, Cheikhou Oumar Ba cherche à mieux appréhender les difficultés quotidiennes rencontrées sur le terrain. Cette approche s'inscrit dans la continuité de ses visites précédentes, notamment à Diourbel en juillet dernier, où les préoccupations des producteurs concernant le coût des engrais et l'accès au petit outillage avaient été largement exprimées.
Préparation d'une tournée dans la vallée
Fort de ces constats, le ministre a annoncé l'organisation imminente d'une tournée dans la vallée du Fleuve Sénégal. Ce déplacement, qui s'annonce comme une étape clé de sa feuille de route, doit permettre une confrontation directe avec les acteurs agricoles de la zone. L'objectif affiché est d'intégrer les réalités du terrain dans la définition des politiques publiques, afin de répondre plus efficacement aux besoins des exploitants et d'optimiser la souveraineté alimentaire nationale.