Le ministre Cheikh Diba défend la trajectoire budgétaire 2026 face au blocage parlementaire

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 6 lectures
Le ministre Cheikh Diba défend la trajectoire budgétaire 2026 face au blocage parlementaire

Le projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 fait face à une impasse institutionnelle majeure après avoir été rejeté à trois reprises par l'Assemblée nationale. Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a vivement répliqué aux accusations d'amateurisme et d'insincérité budgétaire portées par les parlementaires, défendant la nécessité technique de ces ajustements financiers.

La légitimité des ajustements budgétaires

Face aux critiques, Cheikh Diba a réaffirmé que le recours aux lois de finances rectificatives est une pratique conforme à la Constitution et à la loi organique relative aux lois de finances (LOLF). Selon le ministre, la sincérité budgétaire ne réside pas dans l'immobilisme, mais dans la capacité de l'Exécutif à réajuster ses prévisions lorsque les réalités de l'exécution budgétaire s'écartent des objectifs initiaux. Il a rappelé que cette démarche de transparence avait déjà été appliquée durant l'exercice 2025, réfutant ainsi le caractère exceptionnel ou suspect de la procédure actuelle.

Divergences sur les recettes publiques

Le débat a également mis en lumière un écart significatif dans la mobilisation des ressources. À fin septembre, les recettes recouvrées s'élevaient à 173,3 milliards de francs CFA, un montant bien inférieur aux 762 milliards de francs CFA initialement prévus. Malgré ce différentiel, le ministre a catégoriquement rejeté les accusations d'échec de la politique budgétaire. Il a tenu à protéger l'intégrité technique de ses services, soulignant que la compétence des cadres de son département ne saurait être remise en cause par des considérations purement politiques.

Tensions et joutes oratoires à l'Assemblée

L'examen du texte a été marqué par des échanges particulièrement virulents. Cheikh Diba a dénoncé une « politisation » du débat, qualifiant les attaques de l'opposition de manœuvres sans fondement technique. Pour asseoir sa crédibilité, le ministre a invoqué ses relations professionnelles avec des figures centrales de l'appareil d'État, dont l'ancien Premier ministre Ousmane Sonko et le président de séance, El Hadji Malick Ndiaye. Cette confrontation illustre la fracture persistante entre l'Exécutif et une partie de la représentation nationale, alors que le gouvernement cherche à maintenir sa trajectoire budgétaire malgré le blocage répété du texte par les députés.

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