À l'approche de la rentrée scolaire 2026-2027, le ministre de l'Enseignement secondaire, Adéyèmi Clément Kouchadé, a entamé une série de visites de terrain dans les départements de l'Ouémé et du Plateau. Cette démarche vise à recueillir les doléances des acteurs du système éducatif pour mieux anticiper les défis structurels et opérationnels de l'année à venir.
Des infrastructures et ressources humaines sous tension
Lors de ses échanges au lycée Béhanzin et au lycée de jeunes filles Toffa 1er à Porto-Novo, le ministre a été confronté à des problématiques récurrentes qui pèsent sur la qualité de l'apprentissage. Les responsables éducatifs ont pointé du doigt des effectifs pléthoriques dans les salles de classe, aggravés par un manque criant d'infrastructures d'accueil. À ces difficultés matérielles s'ajoute une insuffisance de ressources humaines et de bibliothèques, des manques qui freinent le bon fonctionnement des établissements secondaires.
Revendications sur le statut des enseignants
La question du personnel demeure centrale dans les discussions. Les acteurs du secteur ont insisté sur la situation des Aspirants au métier d'enseignant (AME), un pilier du système actuel, tout en plaidant pour une amélioration globale des conditions de vie et de travail des enseignants. Au lycée technique de Pobè, dans le département du Plateau, les besoins exprimés ont également mis en lumière l'urgence de renforcer la formation continue et le recyclage du personnel, ainsi que la nécessité d'un recrutement accru pour pallier les déficits d'effectifs.
Modernisation et dialogue institutionnel
Au-delà des besoins en ressources humaines, les directions départementales ont sollicité un appui en équipements informatiques pour moderniser leurs capacités de gestion et de travail. Face à ces requêtes, le ministre Adéyèmi Clément Kouchadé a prôné une approche basée sur la capitalisation des acquis et le maintien d'un dialogue permanent entre le gouvernement et les structures déconcentrées. Cette tournée, qui s'étendra prochainement aux départements du Zou-Collines et du septentrion, est présentée par le ministère comme un levier pour coordonner les actions de l'État et garantir une année scolaire apaisée et performante.