Le vice‑premier ministre belge, Maxime Prévot, a passé trois jours au Burkina Faso pour une visite de travail, au cours de laquelle il a parcouru la région des Koulsé. Il a constaté les effets concrets de la coopération belge dans les domaines de l’agriculture durable, de la santé infantile et de la réinsertion socio‑économique des femmes, tout en réaffirmant l’engagement de la Belgique pour les 50 prochaines années.
Ferme agro‑écologique de Tengressené : un modèle de résilience climatique
Accompagné de l’ambassadeur belge et du gouverneur de la région, Maxime Prévot a visité la ferme agro‑écologique de Tengressené, située à la sortie de Korsimoro. Le site combine aviculture, apiculture, élevage d’ovins et de bovins, pisciculture, maraîchage, production de maïs et de niébé grâce à des châteaux d’eau récemment construits. La ferme bénéficie du projet « Renforcement de la résilience des ménages vulnérables face aux effets néfastes du changement climatique », porté par la FAO et financé par la Belgique, qui a fourni bassins, alevins, semences et intrants agricoles. Au total, 19 ménages tirent profit de ces activités génératrices de revenus, améliorant ainsi leurs conditions de vie.
Centre de prise en charge nutritionnelle à Kaya : lutte contre la malnutrition infantile
À Kaya, le ministre a découvert le centre de prise en charge nutritionnelle financé par la Belgique sous l’égide de l’UNICEF. Le dispositif accueille les enfants souffrant de malnutrition aiguë ou modérée et forme leurs mères à la préparation de bouillies enrichies, tout en assurant un suivi sanitaire. Cette initiative illustre le soutien belge aux priorités sanitaires définies par les autorités burkinabè.
Programme de réinsertion socio‑économique des femmes et filles à Tiwèga
Le dernier arrêt de la tournée a été le Centre d’écoute et de réinsertion socio‑économique de Tiwèga, dans le secteur 5 de Kaya. Le centre propose des formations professionnelles (tissage, perlage, coupe‑couture, etc.) à plus de 250 femmes et filles, leur permettant de devenir autonomes financièrement. Les bénéficiaires déclarent que la vulnérabilité appartient désormais au passé, confirmant l’impact direct des projets soutenus par la Belgique.
Financement et perspectives de la coopération bilatérale 2023‑2027
Maxime Prévot a rappelé que l’évaluation du programme de coopération 2023‑2027, géré par Enabel, montre des indicateurs satisfaisants. La Belgique a réservé une quarantaine de millions d’euros pour le volet gouvernemental du nouveau programme qui débutera fin 2027, ainsi que 51 millions d’euros pour les ONG et l’assistance humanitaire. Le ministre a conclu que la coopération, forte de plus d’un demi‑siècle, continuera à se traduire par des projets concrets au service des populations burkinabè.