Le ministère sud-africain des Forêts, de la Pêche et de l'Environnement (DFFE) maintient une surveillance accrue sur le littoral après la découverte de milliers de sardines échouées. Si aucun nouveau signalement de mortalité n'a été enregistré récemment, les autorités scientifiques continuent d'analyser l'ampleur et les causes de ce phénomène biologique préoccupant.
Une propagation virale identifiée sur le littoral
Les investigations menées par les services compétents ont confirmé la présence du virus de l'herpès de la sardine (PHV) chez les spécimens retrouvés. Le phénomène, initialement détecté sur la côte ouest du Cap à la fin du mois de juillet, s'est progressivement étendu vers l'est. Les autorités ont recensé des échouages successifs atteignant Gqeberha fin août, puis les zones d'East London et le littoral sauvage entre Port St Johns et Mbotyi Beach, dans le KwaZulu-Natal, au début du mois de septembre.
La question des liens avec les échouages en Namibie
Parallèlement à la situation sud-africaine, des événements similaires ont été rapportés en Namibie, notamment à Langstrand, Swakopmund et Henties Bay. Le porte-parole du ministère, Zolile Nqayi, souligne toutefois la prudence nécessaire : il est actuellement impossible d'établir un lien formel entre les mortalités observées en Namibie et celles survenues en Afrique du Sud. Des comparaisons en laboratoire sont en cours pour déterminer s'il s'agit d'un seul et même événement épidémiologique ou de phénomènes distincts.
Une surveillance environnementale maintenue
Bien que l'absence de nouveaux rapports de mortalité soit un signe encourageant, le DFFE insiste sur le fait que l'événement ne peut pas être considéré comme clos. Les équipes techniques poursuivent leur travail de monitoring sur l'ensemble des zones touchées. Cette vigilance est essentielle pour comprendre la dynamique de propagation du virus et évaluer les conséquences à long terme sur les stocks halieutiques et l'écosystème marin régional. Les autorités restent mobilisées pour analyser les données collectées et affiner les protocoles de gestion de cette crise sanitaire animale.