Le ministre de l’Éducation nationale du Maroc a annoncé le 3 novembre 2026 que le plafond d’âge pour passer les concours de recrutement des enseignants passe de 35 à 40 ans. Cette mesure vise à offrir aux lauréats une période d’activité suffisante avant la retraite, fixée à 63 ans, et à répondre aux critiques formulées lors du précédent régime de limitation.
Un ajustement après plusieurs révisions d'âge
Le nouveau seuil de 40 ans succède à une série de plafonds successifs : initialement, sous le mandat de l’ancien ministre Chakib Benmoussa, l’âge maximal était de 30 ans, une règle qui avait exclu de nombreux diplômés. Il a ensuite été relevé à 35 ans par le ministre Mohamed Saad Berrada. Le dernier ajustement, présenté lors de la réunion de la commission de l’enseignement, de la culture et de la communication à la Chambre des représentants, a été accueilli par les députés avec des applaudissements.
Raisons du choix de 40 ans
Mohamed Nabil Benabdallah a expliqué que 40 ans constitue le point d’équilibre entre deux exigences : permettre aux nouveaux enseignants de disposer d’une carrière d’au moins deux décennies et éviter un service trop court avant la retraite. Un plafond à 45 ans, réclamé par certains syndicats, aurait limité le temps de service effectif à 18 ans, alors que 40 ans garantit environ 23 ans d’activité dans le système éducatif.
Impacts attendus sur le recrutement et la qualité de l'enseignement
En prolongeant la tranche d’âge admissible, le ministère espère élargir le vivier de candidats qualifiés, notamment parmi les diplômés récents qui avaient été écartés par la règle précédente. Cette ouverture devrait également contribuer à réduire les pénuries de personnel enseignant dans certaines régions, tout en maintenant un niveau d’expérience suffisant pour assurer la continuité pédagogique jusqu’à la retraite.
Prochaines étapes et suivi parlementaire
Le projet de budget sectoriel 2027, présenté en même temps que la réforme, intègre les coûts liés à la mise en œuvre de ce nouveau critère d’âge. Le parlement devra valider le texte avant son entrée en vigueur, et les acteurs du secteur éducatif seront invités à évaluer les effets concrets de la mesure lors des prochains cycles de recrutement.