Face à la recrudescence des tensions sur les sites d'extraction, le ministère ghanéen des Terres et des Ressources naturelles a lancé un avertissement ferme aux exploitants miniers. Les autorités appellent à une coopération stricte avec les unités de lutte contre l'exploitation illégale, soulignant les risques graves liés à toute confrontation physique ou armée.
Des risques de représailles accrus
Paa Kwesi Schandorf, responsable des relations médias du ministère, a explicitement mis en garde les mineurs contre les attaques visant les agents du Secrétariat national des opérations anti-minage illégal (NAIMOS). Lors d'une intervention le 5 novembre, il a insisté sur le fait que toute tentative d'agression ou d'usage d'armes à feu contre les forces de l'ordre entraînerait inévitablement des ripostes. L'objectif affiché est d'éviter une escalade de la violence qui pourrait avoir des conséquences dramatiques pour l'ensemble des parties prenantes.
Extension des opérations de contrôle
Le gouvernement ghanéen a confirmé son intention d'intensifier la lutte contre le phénomène du « galamsey » (exploitation minière artisanale illégale). Le NAIMOS s'apprête à déployer ses équipes de contrôle dans de nouvelles zones géographiques situées en dehors de la région d'Accra. Pour des raisons de sécurité opérationnelle, le ministère a choisi de maintenir le secret sur les localisations précises de ces prochaines interventions, tout en assurant que la pression sur les sites illégaux sera maintenue.
Une distinction entre légalité et méthodes d'exploitation
Le ministère a tenu à clarifier sa position : l'État ne cherche pas à interdire l'activité minière en soi, mais à réguler drastiquement les pratiques sur le terrain. Selon les autorités, c'est la manière dont l'extraction est actuellement menée, souvent en violation des normes environnementales et légales, qui constitue le cœur du problème. En invitant les mineurs à se conformer aux instructions des agents lors des opérations de terrain, le gouvernement espère normaliser le secteur et prévenir les affrontements inutiles qui entravent les efforts de régulation nationale.