Le ministère ghanéen des Terres écarte l'état d'urgence comme solution miracle face à l'orpaillage illégal

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 29 lectures
Le ministère ghanéen des Terres écarte l'état d'urgence comme solution miracle face à l'orpaillage illégal

Le ministère des Terres et des Ressources naturelles du Ghana a exprimé des réserves quant à l'instauration d'un état d'urgence pour endiguer le phénomène du « galamsey », l'exploitation minière illégale qui fragilise les écosystèmes du pays. Pour les autorités, cette mesure radicale ne constitue pas une solution miracle et nécessite une évaluation approfondie de son efficacité réelle par rapport aux dispositifs de sécurité déjà en place.

Des mesures de terrain déjà opérationnelles

Le porte-parole du ministère, Paa Kwesi Schandorf, souligne que plusieurs des restrictions et dispositifs sécuritaires qu'impliquerait un état d'urgence sont, dans les faits, déjà déployés sur le terrain. Le Secrétariat national des opérations anti-minage illégal (NAIMOS) mène actuellement des actions visant à perturber les réseaux d'orpaillage clandestin et à protéger les zones sensibles. Selon le ministère, l'enjeu est de déterminer quelle valeur ajoutée concrète un état d'urgence apporterait par rapport aux interventions actuelles.

Les risques socio-économiques d'une mesure d'exception

L'instauration d'un état d'urgence ne se limiterait pas à un renforcement des opérations de police ; elle entraînerait des restrictions significatives sur les activités économiques des communautés locales. Le gouvernement insiste sur la nécessité de mesurer les conséquences collatérales d'une telle décision sur les populations civiles. Le ministère appelle donc à la prudence, rappelant qu'une telle mesure doit être dictée par une nécessité sécuritaire impérieuse et non par une volonté de projeter une image de fermeté sans garantie de résultats durables.

Une décision conditionnée par l'évaluation sécuritaire

La position officielle, relayée par Paa Kwesi Schandorf, indique que toute décision d'une telle ampleur dépendra exclusivement d'évaluations sécuritaires rigoureuses, conformément aux orientations du président John Dramani Mahama. À ce jour, le gouvernement estime qu'il n'existe aucune justification immédiate pour franchir cette étape. Le débat public est désormais invité à se concentrer sur l'identification de leviers complémentaires capables d'améliorer l'efficacité de la lutte contre le galamsey, au-delà des outils juridiques et sécuritaires déjà mobilisés par les agences étatiques.

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