Le ministère ghanéen de la Santé a formellement réfuté les allégations faisant état d'un abandon des jeunes médecins après leur formation. Les autorités assurent que des mécanismes structurés encadrent désormais la transition entre le stage obligatoire et l'intégration définitive dans le système de santé national.
Un cadre de formation structuré sur deux ans
Le ministère insiste sur la nature continue du programme de « housemanship », une période de formation pratique obligatoire de deux ans. Cette phase est conçue pour offrir aux nouveaux diplômés une expérience clinique progressive : la première année se déroule au sein d'établissements de santé secondaires et tertiaires, tandis que la seconde année est consacrée à une immersion dans les structures de santé de district. Cette organisation vise à préparer les praticiens aux réalités du terrain avant leur titularisation.
Clarification des procédures financières et administratives
Pour répondre aux inquiétudes sur les délais de recrutement, le ministère précise que les autorisations financières couvrent l'intégralité des deux années de stage dès le début du programme. Cette disposition élimine la nécessité d'une nouvelle validation budgétaire pour passer de la première à la seconde année. Par ailleurs, une convention avec le ministère des Finances a été établie pour faciliter l'embauche immédiate des praticiens dès la fin de leur cycle de formation, évitant ainsi les périodes d'inactivité prolongées.
Optimisation de la répartition des effectifs
Dans une volonté de transparence et d'efficacité, le ministère a réformé son système de recrutement. Désormais, les postes sont ouverts en fonction des besoins réels identifiés dans les établissements de santé, plutôt que par des affectations systématiques. Cette approche, menée en collaboration avec le Conseil médical et dentaire du Ghana, vise à garantir une distribution équitable des ressources médicales, notamment dans les zones les plus démunies du pays.
Engagement envers le système de santé
Le ministère souligne que le recrutement actuel des 36e et 37e promotions de médecins et dentistes témoigne de la fluidité du processus. Tout en accueillant favorablement le débat public, les autorités appellent à une meilleure compréhension des cadres réglementaires en vigueur. L'objectif affiché reste de transformer l'investissement consenti dans la formation médicale en une amélioration concrète de l'offre de soins sur l'ensemble du territoire ghanéen.