Le ministère ghanéen du Genre, de l'Enfance et de la Protection sociale a lancé un appel pressant aux acteurs économiques pour qu'ils s'impliquent davantage dans l'insertion des femmes formées aux métiers techniques. L'enjeu est de transformer l'acquisition de compétences en carrières durables, en comblant le fossé entre la formation théorique et la réalité du marché du travail.
Le rôle crucial du secteur privé
Lors de la cinquième édition de la conférence « Women in TVET » à Accra, les autorités ont souligné que la formation technique et professionnelle (TVET) ne peut porter ses fruits sans une coopération étroite avec les entreprises. Le ministère encourage le secteur privé à multiplier les programmes d'apprentissage, les stages et les opportunités d'immersion en milieu professionnel. Cette démarche est jugée indispensable pour permettre aux femmes d'accéder à des secteurs traditionnellement dominés par les hommes, élargissant ainsi le vivier de compétences nationales.
Dépasser les barrières structurelles
Au-delà de l'incitation à la formation, le gouvernement insiste sur la nécessité de lever les obstacles structurels qui freinent la progression des femmes. Cette volonté s'inscrit dans le cadre de la Politique nationale révisée sur le genre (2025-2034) et de la loi sur l'action affirmative de 2024. L'objectif est de garantir que les mesures de soutien ne soient pas perçues comme une alternative au mérite, mais comme un levier correctif face aux disparités historiques qui limitent l'accès des femmes aux postes de décision et aux carrières techniques.
Vers une transformation des politiques en actes
Le ministère a exhorté les parties prenantes à dépasser le stade des dialogues et des conférences pour privilégier des partenariats concrets. Pour les jeunes femmes, le message est clair : la maîtrise technique doit s'accompagner d'une ambition forte, soutenue par des réseaux professionnels et une maîtrise des outils technologiques. En encourageant les étudiantes à s'affranchir des stéréotypes de genre sur les métiers, le gouvernement espère instaurer un environnement où les opportunités de développement national sont équitablement partagées entre les hommes et les femmes.