Le ministère du Commerce intensifie ses contrôles face aux marges abusives sur les fruits et légumes en Algérie

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 20 lectures
Le ministère du Commerce intensifie ses contrôles face aux marges abusives sur les fruits et légumes en Algérie

Des opérations de contrôle inopinées menées par le ministère du Commerce intérieur révèlent des pratiques tarifaires abusives sur les marchés de fruits et légumes. Face à des marges dépassant parfois les 50 %, les autorités tentent de restaurer la transparence des prix et de protéger le pouvoir d'achat des citoyens.

Des marges commerciales déconnectées de la réalité

Les inspections récentes ont mis en lumière des écarts de prix significatifs entre le coût d'achat et le prix de vente final. À titre d'exemple, des bananes achetées à 350 DA le kilo sont revendues jusqu'à 1 800 DA, tandis que l'oignon affiche une marge de 53 %, passant de 65 DA à 100 DA. Ces pratiques, qui touchent une large gamme de produits de consommation courante comme l'ail, les pommes de terre ou les raisins, s'inscrivent dans une tendance où certains commerçants fixent leurs tarifs de manière arbitraire, profitant de l'absence de régulation stricte sur les marges des produits frais.

Le cadre réglementaire face à la spéculation

Si le décret exécutif n°24-100 du 7 mars 2024 encadre strictement les marges à 8 % pour les légumes secs et le riz, le marché des fruits et légumes demeure, lui, libre. Cette flexibilité est exploitée par certains acteurs du secteur pour appliquer des marges situées entre 50 et 80 %, alors que les recommandations usuelles plafonnent ces bénéfices autour de 20 %. Cette situation est aggravée par une gestion opaque, marquée par l'absence fréquente de factures justifiant les achats auprès des grossistes et le non-affichage des prix, privant ainsi le consommateur de son droit fondamental à l'information.

L'impératif d'une régulation accrue

La multiplication des descentes sur le terrain par les équipes de contrôle vise à mettre fin à ce qu'il convient de qualifier de « jungle » commerciale. Lors de ces interventions, les agents ont constaté des situations critiques, allant de l'ignorance affichée des prix par les vendeurs à l'absence totale de traçabilité des marchandises. Pour les autorités, l'enjeu est désormais de faire respecter l'obligation d'affichage des prix et de sanctionner les infractions pour endiguer la hausse injustifiée des coûts. La pérennité de ces contrôles apparaît comme une condition sine qua non pour stabiliser les prix et garantir une concurrence loyale sur les marchés locaux.

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