Le ministère ghanéen des Routes et Autoroutes promet des solutions concrètes pour débloquer les paiements en souffrance des consultants, un frein majeur à l’exécution des projets routiers. Lors d’une rencontre à Accra avec les principales institutions du secteur, les autorités ont reconnu l’urgence d’agir face aux retards de paiement, aux surcoûts et aux tensions financières qui menacent la qualité des infrastructures. Une volonté politique se dessine pour restaurer la confiance et accélérer les travaux.
Des retards de paiement qui étouffent le secteur
Les professionnels du génie civil et les consultants dénoncent depuis des mois des blocages administratifs et financiers qui retardent les paiements liés aux certificats de travaux. Ces retards, couplés à la hausse des coûts de construction, fragilisent la trésorerie des entreprises et compromettent la livraison des projets dans les délais. Les associations professionnelles, comme l’Association des ingénieurs consultants du Ghana (GCEA) et l’Institution des ingénieurs du Ghana (GhIE), ont alerté sur l’impact de ces dysfonctionnements sur la planification, la supervision et la maintenance des infrastructures routières.
Un plan d’action pour fluidifier les paiements
Le ministère a annoncé la mise en place de mesures ciblées pour garantir que les consultants puissent exercer leurs missions sans subir les retards liés aux certificats de paiement des entrepreneurs. Le ministre, Kwame Agboza, a souligné le rôle central des ingénieurs dans le développement national et appelé à une collaboration renforcée entre l’État et les professionnels du secteur. L’objectif : optimiser l’utilisation des fonds publics alloués aux infrastructures pour en maximiser l’efficacité et la durabilité.
Vers une meilleure gouvernance des projets routiers
Les parties prenantes ont insisté sur la nécessité d’améliorer la planification, la conception et le suivi des projets pour éviter les gaspillages et garantir des infrastructures de qualité. Cette réunion s’inscrit dans une dynamique plus large de réforme du secteur, où l’État cherche à restaurer la confiance avec les acteurs privés tout en répondant aux attentes croissantes en matière de mobilité et de développement économique. Une attention particulière sera portée sur la maintenance des routes existantes, souvent négligée au profit de nouveaux projets.