Le ministère des Finances du Ghana a annoncé que les 6 300 agents du Ghana Education Service (GES) recrutés en 2024 sans autorisation budgétaire ont été intégralement payés, mettant fin aux inquiétudes relatives aux arriérés de salaire.
Recrutement sans validation financière en 2024
En 2024, le GES a procédé à l’embauche de 6 300 nouveaux fonctionnaires sans obtenir au préalable la « clearance » financière requise, c’est‑à‑dire l’accord du ministère des Finances garantissant la disponibilité des fonds. Cette pratique a été reprise par le gouvernement en place en 2025, qui s’est trouvé responsable du paiement de ces agents.
Processus de régularisation et versements en quatre tranches
Le ministère a indiqué que, dès la prise de fonction, il a sollicité et obtenu l’approbation du Cabinet pour délivrer la clearance financière nécessaire. Les paiements ont ensuite été effectués en quatre tranches distinctes, couvrant l’ensemble des 6 300 salariés concernés. Le communiqué du 8 septembre 2026 précise que « tous les agents couverts par cet arrangement ont été payés », et qu’aucune demande de clearance n’est en attente d’examen.
Réactions des parties prenantes et suite à donner
La clarification du ministère intervient après les revendications de la Coalition des nouveaux agents non payés du GES, qui dénonçait des salaires impayés et des arriérés. Le ministère a rejeté ces allégations, tout en invitant les agents qui rencontreraient encore des difficultés à contacter directement le GES pour résoudre les problèmes de paie ou d’administration.
Enjeux pour les finances publiques et le secteur éducatif
Cette régularisation illustre la nécessité d’une coordination stricte entre les services de recrutement et les autorités budgétaires afin d’éviter des dépenses non autorisées. Pour le secteur éducatif ghanéen, la résolution de ces arriérés renforce la confiance des enseignants et du personnel administratif, condition indispensable à la continuité des services éducatifs. Elle montre également la capacité du gouvernement à réagir rapidement face à des dysfonctionnements administratifs, un facteur clé pour la stabilité des finances publiques.