Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique du Sénégal a officiellement lancé e-OSC, une plateforme numérique destinée à recenser les organisations de la société civile. Toutes les ONG et associations légalement constituées sont invitées à s’y inscrire afin de rendre leurs activités plus visibles et d’appuyer les décisions publiques.
Objectifs principaux de e-OSC
La plateforme e-OSC a pour vocation de créer une cartographie nationale exhaustive des ONG, en centralisant les informations relatives à leurs zones d’intervention, aux projets en cours, aux sources de financement et aux bénéficiaires. En rassemblant ces données, l’État cherche à améliorer la coordination entre les acteurs du développement, à identifier les besoins non couverts et à éviter les doublons d’action.
Comment les ONG peuvent s’inscrire
La Direction générale de l’Administration territoriale (DGAT) a publié une procédure d’inscription accessible en ligne. Les organisations doivent fournir leurs statuts, leurs coordonnées, ainsi qu’un descriptif détaillé de leurs programmes et de leurs partenaires financiers. Une fois le dossier validé, chaque ONG reçoit un identifiant unique qui lui permet de mettre à jour régulièrement ses informations via le tableau de bord de la plateforme.
Conséquences attendues pour la gouvernance et le financement
En disposant d’une base de données fiable, les décideurs publics pourront mieux cibler leurs interventions, allouer les ressources budgétaires de façon plus efficace et suivre l’impact réel des projets financés. Pour les bailleurs de fonds, e-OSC représente un repère de transparence qui facilite la sélection des partenaires locaux et la vérification de l’usage des fonds. À terme, la visibilité accrue des ONG devrait renforcer la confiance des citoyens dans les actions de la société civile.
Enjeux de la digitalisation du secteur associatif
Le passage à un outil numérique s’inscrit dans la stratégie plus large de modernisation de l’administration sénégalaise. Toutefois, la réussite de e-OSC dépendra de la capacité des organisations, notamment les plus petites, à accéder aux technologies nécessaires et à maîtriser les exigences de mise à jour des données. Le ministère a annoncé la mise en place d’ateliers de formation et d’un support technique afin de réduire les obstacles liés à la fracture numérique.