Un incendie dévastateur a ravagé plusieurs établissements scolaires de Bukavu, faisant 29 victimes. Le gouvernement congolais, par l’intermédiaire du ministère de l’Éducation, a annoncé des mesures d’urgence pour garantir la poursuite des apprentissages et soutenir les communautés touchées.
Des écoles en ruines et un lourd bilan humain
Le feu, déclaré le jeudi 10 septembre à Funu, a consumé les primaires Furaha et Ujamaa, ainsi que d’autres structures éducatives du quartier Cahi. Au moins 29 personnes, dont des enfants, ont perdu la vie. Plus de cinq cents élèves de l’école primaire Uhuru et de l’Institut Fariala se retrouvent sans salle de classe, tandis que les enseignants et les familles sont confrontés à une perte d’infrastructures essentielles.
Réaction du ministère de l’Éducation
Dans un communiqué officiel, la ministre Raïssa Malu a exprimé sa solidarité avec les victimes et a chargé les services compétents d’établir un bilan détaillé des dommages. Le ministère doit identifier les besoins immédiats des élèves, du personnel enseignant et des communautés, puis travailler avec les acteurs humanitaires pour mettre en place une assistance d’urgence et assurer la continuité des cours, que ce soit en sites provisoires ou en classe virtuelle.
Enquête indépendante sur les causes du sinistre
La ministre a insisté sur la nécessité d’une enquête rigoureuse et indépendante afin de déterminer les circonstances exactes de l’incendie. Les conclusions devront permettre d’élaborer des mesures de prévention, notamment la sécurisation des installations électriques et la mise en place de protocoles de lutte contre les feux dans les établissements scolaires, afin d’éviter la répétition de tels drames.
Un contexte de multiples incendies à Bukavu
Ce sinistre s’inscrit dans une série d’incendies qui ont frappé Bukavu ces dernières semaines. Le 6 septembre, un feu a détruit une galerie commerciale de 66 boutiques sur l’avenue Virunga, laissant près de 80 commerçants au chômage. La semaine précédente, environ deux cents habitations du quartier Nkafu avaient également brûlé. Ces événements cumulés aggravent la précarité économique de la ville et compliquent la reprise scolaire.
Perspectives pour les élèves et les communautés
Le ministère prévoit, à court terme, la mise à disposition de salles temporaires et le renforcement du soutien psychosocial pour les enfants traumatisés. À moyen terme, les autorités envisagent la reconstruction des écoles détruites selon des normes de sécurité renforcées, tout en mobilisant des partenaires internationaux pour financer les travaux. La continuité des apprentissages reste la priorité afin de limiter les pertes éducatives et de préserver l’avenir des jeunes Bukavusiens.