Le nouveau ministre ghanéen de l'Administration locale, de la Chefferie et des Affaires religieuses, Mahama Ayariga, a placé son entrée en fonction sous le signe de la collaboration institutionnelle. Il a réaffirmé son engagement à soutenir les 261 assemblées métropolitaines, municipales et de district (MMDA) pour concrétiser l'agenda de développement national, tout en soulignant l'importance stratégique de son portefeuille qui articule gouvernance locale, autorités traditionnelles et institutions religieuses.
Un soutien renforcé aux collectivités locales
Lors d'une visite officielle auprès de l'Imam national, le Sheikh Dr Osman Nuhu Sharubutu, le ministre a précisé que son action s'inscrit dans une coordination étroite avec la présidence. L'objectif est de dynamiser le système de décentralisation ghanéen. En s'appuyant sur les ministres régionaux et les structures déconcentrées, le ministère entend garantir que les priorités gouvernementales soient efficacement relayées et exécutées sur le terrain, transformant ainsi la gestion des affaires publiques au niveau local.
Réaménagement urbain et habitat vertical à Jamestown
Au-delà de la gouvernance administrative, le ministre a dévoilé un projet d'urbanisme ambitieux pour le quartier de Jamestown à Accra. Confronté à une accumulation de déchets vieille de plus de 50 ans, le gouvernement prévoit une restructuration profonde de l'espace. Le plan repose sur une densification verticale : l'utilisation de conteneurs réhabilités et empilés pour créer des logements structurés. Selon Mahama Ayariga, cette approche permettrait d'héberger environ 100 000 personnes sur une surface réduite à moins de 10 % de l'espace actuel, libérant ainsi du foncier pour des infrastructures essentielles.
Une approche axée sur l'organisation sociale
Le ministre a tenu à rassurer les populations concernées : ce projet ne constitue pas une expulsion, mais une réorganisation visant à offrir un cadre de vie plus sain et structuré. Le réaménagement prévoit l'intégration d'équipements sociaux indispensables, tels que des voies d'accès, des installations sanitaires publiques et des espaces de restauration. Cette initiative illustre la volonté du ministère de concilier optimisation de l'espace urbain et amélioration directe des conditions de vie des citoyens, tout en maintenant un dialogue constant avec les autorités coutumières et religieuses du pays.