Le ministère de la Santé a annoncé le rétablissement complet du District Health Information Management System (DHIMS) après une interruption temporaire, soulignant son importance pour la collecte de données sanitaires au niveau des districts et rassurant sur le bon fonctionnement du Ghana Health Information Management System (GHIMS) utilisé par les hôpitaux.
DHIMS : un outil central pour la surveillance sanitaire locale
Le DHIMS, géré par le Ghana Health Service, agrège les informations de santé provenant de chaque district, permettant aux autorités de suivre les indicateurs de morbidité, de vaccination et de disponibilité des services. Sa remise en ligne garantit la continuité du reporting quotidien, essentiel pour la planification des interventions et la réponse aux urgences sanitaires. Le ministère a remercié les parties prenantes pour leur patience pendant la période d’indisponibilité, rappelant que la résilience du système reste une priorité.
GHIMS reste opérationnel : aucune interruption des dossiers patients
Parallèlement au DHIMS, le Ghana Health Information Management System (GHIMS) continue de fonctionner sans interruption. Ce système, dédié à la gestion des dossiers médicaux et des dossiers patients au niveau hospitalier, n’a pas été affecté par la panne du DHIMS. Cette distinction a été explicitement soulignée par le ministère afin d’apaiser les inquiétudes des établissements de santé quant à la perte ou à la corruption de données cliniques.
Enjeux politiques et financiers : la pression du parlement
Avant le rétablissement, le leader de l’opposition, Alexander Afenyo‑Markin, avait exigé la comparution du ministre de la Santé, Kwabena Mintah Akandoh, devant le Parlement pour expliquer la suspension du système. Selon les déclarations parlementaires, la coupure serait liée à une facture impayée de plus de 64 000 USD pour l’hébergement cloud du DHIMS. Cette requête a mis en lumière les défis de financement des infrastructures numériques de santé et a suscité un débat sur la gouvernance des dépenses publiques dans le secteur médical. Le ministère a réaffirmé son engagement à renforcer les systèmes de santé numériques, à améliorer l’efficacité du traitement des données et à garantir la continuité des services de santé à l’échelle nationale.