Le ministère de la Jeunesse engage une refonte structurelle des maisons de jeunes pour restaurer leur rôle d'espaces éducatifs et sociaux de référence. Le ministre délégué Salah Eddine Abkari a présenté une feuille de route articulée autour de la rénovation des infrastructures, de la diversification des services et d'une réforme du modèle de gestion pour pallier le déficit en ressources humaines.
Un plan de réhabilitation des infrastructures dès 2027
Le diagnostic posé par le ministère souligne l'état de vétusté de nombreux établissements, identifié comme un frein majeur à la fréquentation. Pour y remédier, un programme de mise à niveau des bâtiments et de renouvellement des équipements sera lancé à partir de 2027. À ce jour, environ 20 % du parc a déjà fait l'objet d'opérations de réhabilitation, une dynamique que le gouvernement entend accélérer pour offrir des espaces adaptés aux besoins actuels des nouvelles générations.
Vers une offre de services à vocation sociale et thérapeutique
Au-delà de la rénovation matérielle, le ministère ambitionne de transformer ces structures en centres d'accompagnement global. Si les activités traditionnelles — sport, art et créativité — seront maintenues, l'accent sera mis sur des zones prioritaires, notamment les quartiers périphériques et les secteurs vulnérables. Le nouveau dispositif prévoit l'intégration de services d'orientation scolaire, d'écoute psychologique et de programmes spécifiques de lutte contre les addictions, visant à faire de ces maisons un rempart contre l'exclusion et la délinquance.
Réformer la gestion pour rouvrir les établissements fermés
La question des maisons de jeunes actuellement fermées constitue un enjeu politique central, principalement dû à une pénurie persistante de personnel. Le ministère a engagé une phase de concertation avec ses partenaires pour concevoir un modèle de gestion innovant capable de garantir la pérennité opérationnelle des structures. L'objectif affiché par Salah Eddine Abkari est de clore définitivement le dossier des fermetures pour concentrer les débats parlementaires sur la qualité des programmes éducatifs proposés aux citoyens.