Le décès tragique de Richard Otwey, garde forestier de 58 ans, lors d'une patrouille de routine dans la réserve de Kakum, souligne la dangerosité des missions de protection environnementale. Cet événement tragique met en exergue les risques sécuritaires auxquels sont confrontés les agents chargés de lutter contre le braconnage dans les zones protégées du Ghana.
Une intervention fatale dans la réserve de Kakum
Le samedi 22 août 2026, une équipe de la division de la faune de la Commission forestière effectuait une patrouille dans le secteur d'Assin Kruwa, au sein de la réserve forestière de Kakum. Lors de cette mission, les agents ont intercepté deux individus soupçonnés de chasse illégale. Alors que les gardes tentaient d'appréhender les suspects, l'un d'eux, identifié sous le nom de Bukari Abudu, a ouvert le feu avec un fusil de chasse, atteignant mortellement Richard Otwey à la poitrine.
Enquête en cours et traque du suspect
Suite à l'agression, les collègues de la victime ont réussi à interpeller le second suspect, John Mensah, qui est actuellement entendu par les autorités policières. Bukari Abudu, quant à lui, est parvenu à s'enfuir dans la forêt et fait l'objet d'une traque active menée par les forces de l'ordre. Les enquêteurs ont sécurisé la zone de l'incident, située à proximité de la limite de la réserve, où ils ont récupéré l'arme utilisée, une douille et des traces permettant d'orienter les recherches.
La vulnérabilité des agents de terrain
Cet homicide ravive les inquiétudes concernant la sécurité des personnels forestiers. La recrudescence des activités illégales dans les zones protégées expose ces agents à des confrontations armées de plus en plus périlleuses. Les autorités régionales, par la voix du commissaire Edmund Agyemang Badu, ont confirmé l'ouverture d'une enquête tout en appelant la population locale à collaborer pour localiser le fugitif. Le corps de la victime a été transféré à la morgue de l'hôpital gouvernemental d'Abura Dunkwa pour les besoins de l'autopsie.