Face à l'ambition gouvernementale de créer 1,5 million d'emplois, le Mouvement pour l'Engagement des Jeunes pour un Sénégal Meilleur (MEJSM) appelle à une transparence accrue et à un suivi rigoureux des engagements. L'organisation demande la mise en place d'indicateurs vérifiables pour transformer cette promesse politique en résultats concrets pour la jeunesse sénégalaise.
Exigence de transparence et indicateurs sectoriels
Le MEJSM, présidé par Cheikh Omar Badji, insiste sur la nécessité de publier des revues trimestrielles d'exécution assorties de données chiffrées et datées. Le mouvement réclame un calendrier annuel précis pour évaluer la progression de l'objectif global, secteur par secteur. Cette demande s'appuie sur des projections spécifiques, incluant notamment 33 000 emplois dans les industries culturelles, 27 000 liés aux Jeux olympiques de la Jeunesse, ainsi que des créations de postes dans l'aviculture, l'aquaculture et les énergies renouvelables.
Réforme de la formation et inclusion sociale
Au-delà des chiffres, le mouvement préconise l'élaboration d'un plan spécifique dédié à la formation professionnelle. Cette stratégie doit, selon le MEJSM, accorder une attention particulière aux jeunes femmes et aux populations rurales. Pour garantir l'efficacité de ces mesures, l'organisation revendique une implication directe des structures de jeunesse dans le contrôle et le suivi des politiques publiques, afin d'assurer une exécution réellement inclusive.
Rigueur budgétaire et gestion de la dette
Le volet financier des propositions souligne une volonté de transparence sur les engagements de l'État. Le MEJSM demande la publication détaillée de l'échéancier de remboursement de la dette en francs CFA, ainsi qu'une clarification sur les hypothèses de taux de change utilisées. Le mouvement exige également une analyse de sensibilité concernant les concours financiers du FMI, marquant ainsi sa volonté de surveiller l'impact des finances publiques sur la stabilité économique du pays.
Contexte de la politique nationale de l'emploi
Ces recommandations interviennent dans le sillage de la politique nationale de l'emploi 2026-2034, lancée en avril dernier avec pour priorités l'entrepreneuriat et la création d'emplois décents. Cette dynamique a été renforcée en juin par le président Bassirou Diomaye Faye, qui a ordonné une accélération de la mise en œuvre de ces mesures. Le MEJSM se positionne désormais comme un observateur vigilant, affirmant qu'il soutiendra les initiatives porteuses de progrès tout en évaluant leur efficacité réelle sur le terrain.