La Médiature de la République du Tchad a officiellement appelé à une cessation immédiate des hostilités dans la zone de Miski, située dans la région du Tibesti. Cette intervention souligne l'urgence de préserver la stabilité régionale face à des affrontements armés qui menacent les efforts de pacification en cours.
Un ultimatum pour la désescalade à Miski
Dans un communiqué diffusé le 5 novembre 2026 depuis N'Djaména, l'institution dirigée par l'ambassadeur Saléh Kebzabo a exprimé sa vive préoccupation concernant la dégradation de la situation sécuritaire dans le Tibesti. Le Médiateur a fixé une échéance claire, demandant aux différentes parties en conflit de mettre fin aux violences dès le 7 novembre 2026. Pour la Médiature, le recours aux armes est une impasse qui non seulement alourdit le bilan humain, mais érode également le climat de confiance nécessaire à toute résolution durable du conflit.
Le respect de l'accord de Bardaï comme impératif
L'institution replace la crise actuelle dans le cadre des engagements pris précédemment par les acteurs locaux et nationaux. Elle insiste particulièrement sur l'accord de Bardaï, signé le 20 avril 2025, qu'elle considère comme un socle fondamental pour la paix. Selon la Médiature, les divergences actuelles, bien que réelles, ne peuvent légitimer une remise en cause des acquis obtenus par le dialogue. Le respect de ce texte est présenté comme une priorité absolue pour éviter un enlisement de la situation.
La médiation comme levier de sortie de crise
Au-delà de l'appel à la cessation des hostilités, la Médiature de la République réaffirme sa volonté de jouer un rôle actif dans la résolution du conflit. L'institution se déclare prête à accompagner toute initiative qui privilégierait une issue concertée et pacifique. Cette posture vise à réorienter les acteurs vers la table des négociations, soulignant que la stabilité du Tibesti demeure une condition sine qua non pour la sécurité et la cohésion nationale au Tchad.