Le Medef appelle à un programme de libertés économiques à l'approche de l'élection présidentielle française

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 15 lectures
Le Medef appelle à un programme de libertés économiques à l'approche de l'élection présidentielle française

À l'ouverture de la Rencontre des Entrepreneurs de France (REF), le président du Medef, Patrick Martin, a formulé une exigence claire : l'adoption d'un programme présidentiel axé sur les libertés économiques. Face à une échéance électorale majeure, l'organisation patronale entend peser sur le débat public en dénonçant le poids de l'étatisme et en appelant à une libération des énergies entrepreneuriales.

Une critique frontale de l'interventionnisme étatique

Patrick Martin a ouvert les travaux de la REF avec un discours offensif, ciblant directement la gestion publique actuelle. Selon le dirigeant, le modèle français souffre d'un « carcan » administratif qui bride les ambitions et les performances économiques du pays. Il a notamment ironisé sur l'omniprésence de l'État, affirmant que « si l'étatisme était la solution, nous serions champions du monde ». Le président du Medef a également pointé les défaillances de la puissance publique dans des domaines régaliens cruciaux, citant en exemple la vulnérabilité face aux cyberattaques, comme celle ayant récemment touché l'administration fiscale.

La mobilisation du poids politique des entreprises

Le Medef entend faire valoir sa représentativité pour influencer les programmes des candidats à la présidentielle. Patrick Martin a rappelé la force de frappe de son organisation, qui fédère 240 000 entreprises employant 12 millions de salariés. Ce rappel à la puissance du collectif patronal sonne comme un avertissement aux responsables politiques : les entrepreneurs se présentent désormais comme des acteurs incontournables du débat, réclamant un pays « apaisé parce que prospère ».

Le courage comme ligne directrice

Placée sous le signe du « courage », cette édition de la REF prépare le terrain pour des échanges directs entre les chefs d'entreprise et les principaux candidats à la magistrature suprême. Au-delà des enjeux économiques, le discours a pris une dimension symbolique avec l'hommage rendu à Amir Reza-Tofighi, président des Entrepreneurs, et la demande de panthéonisation d'André Citroën. Ces prises de position visent à renforcer l'unité du patronat autour d'une vision libérale, tout en rejetant ce que Patrick Martin qualifie de « prophètes de malheur » qui, selon lui, exploitent les peurs et les fractures sociales au détriment de la dynamique économique.

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